Pour être heureux au boulot, il faut mettre moins de 40 minutes dans son trajet domicile-travail

Source : Pour être heureux au boulot, il faut mettre moins de 40 minutes dans son trajet domicile-travail

Dans un monde qui semble basculer dans le tout virtuel, cette série d’études de l’Ifop (à retrouver ici) nous rappelle fort justement que les réalités physiques ont la vie dure !

Moralité : bien choisir le lieu d’implantation de ses bureaux et tout organiser pour réduire les temps de transport des salariés bénéficie collectivement aux salariés et à l’entreprise. Si on ajoute que cela a également une incidence sur la pollution et l’empreinte carbone, on comprend que c’est une stratégie gagnante pour toute la population, et qu’il convient de s’en occuper sérieusement, dans les entreprises comme pour l’aménagement du territoire. Le télétravail ne résoudra pas tous les problèmes, quoiqu’on en puisse rêver.

CAC 40 : des profits sans partage

En France, et plus largement en Europe, le capitalisme évolue depuis des années vers un modèle qui donne la priorité aux actionnaires, presque toujours gagnants par rapport aux salariés. Le rapport sur la redistribution des profits des entreprises du CAC 40, publié conjointement par l’ONG Oxfam et le Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne, met en lumière cette situation qui « nourrit une véritable spirale des inégalités ».

Orange n’échappe évidemment pas à cette tendance et, en dépit de résultats salués comme excellents, n’a consenti qu’à une seule augmentation en 2018, celle des dividendes ! Les efforts fournis par les personnels sont de moins en moins reconnus, au point que les syndicats ont unanimement refusé de signer l’accord salarial 2018, qui maintient à peine le pouvoir d’achat. C’est également unanimement qu’ils demandent aujourd’hui une réouverture des négociations !

Source : Profits du CAC 40 : la priorité aux actionnaires de plus en plus contestée

A quoi servent les entreprises ?

En janvier dernier, l’Institut de l’Entreprise présentait une enquête menée par Elabe et intitulée « A quoi servent les entreprises ? ».

Les entreprises sont perçues par les Français comme ayant un très fort impact sur leurs parties prenantes et, au-delà, sur les quartiers, villes et régions dans lesquelles elles sont implantées ainsi que sur les citoyens dans leur ensemble. Les Français expriment également de fortes attentes vis-à-vis des entreprises sur des domaines essentiels de leur vie – comme la création d’emploi, l’amélioration des conditions de travail, l’insertion des jeunes et l’employabilité.

Cette intensité nouvelle des attentes envers les entreprises révèle qu’aux yeux des Français, la responsabilité de l’entreprise s’étend bien au-delà des dimensions strictement économiques et financières. Les résultats de l’étude dessinent explicitement les contours de l’entreprise telle que l’espèrent les Français : soucieuse des problématiques sociales, sociétales et environnementale, combinant les avantages de la grande entreprise et de la PME, développant l’employabilité  des collaborateurs et l’emploi des jeunes, instaurant un partage des profits qu’ils percevraient comme plus équitable, accordant une place plus importante pour les salariés dans les instances de gouvernance.

De nombreuses entreprises jouent déjà un rôle de premier plan sur ces différents  sujets. Mais l’image de l’entreprise dans son ensemble reste structurellement grevée par le fossé entre les Français les plus favorisés – qui ont une image de l’entreprise plutôt positive – et les Français les moins favorisés qui ont une perception plus négative, teintée de méfiance voire de colère. L’étude dessine donc en creux un questionnement sur l’utilité sociale de l’entreprise et le besoin de renforcer la connaissance des actions d’intérêt général menées par les entreprises.

Source : A quoi servent les entreprises ?

Le volet numérique du rapport Borloo sur les banlieues

L’ancien ministre Jean-Louis Borloo vient de remettre au gouvernement un rapport sur les banlieues. Ce dernier comporte plusieurs dispositions concernant le numérique. Il préconise notamment la création de 200 campus dans l’Hexagone, pour favoriser la formation, l’accès à l’emploi, ou encore le lien avec les services publics. Une proposition intéressante, pour tenter de résorber une fracture vécue comme une violence par les exclus du numérique.

Source : Rapport Borloo sur les banlieues : ce qu’il contient pour le numérique

1 entreprise (de plus de 10 salariés) sur 3 n’a pas de représentant du personnel

Malgré l’obligation légale, 33% des établissements de plus de 10 salariés (et 54% des établissements de 11 à 19 salariés) ne sont couverts par aucune instance représentative du personnel. C’est ce que nous révèle la récente étude de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares). Dans 50% des cas, cette carence est expliquée par l’absence de candidatures lors des dernières élections professionnelles, et dans 25% des cas, par « l’absence de demande » des salariés.

Dans la plupart des situations, le représentant de la direction renvoie ainsi au manque d’intérêt ou d’implication des salariés l’absence de représentant du personnel.

Source : Un tiers des entreprises n’ont pas de représentant du personnel

La publicité menace la santé d’Internet

Dans son premier rapport sur la santé de l’Internet, Mozilla, éditeur du moteur de recherche Firefox, exprime ses inquiétudes quant à l’avenir d’Internet, dénonçant les dérives d’une économie basée sur la publicité et l’exploitation des données personnelles, ainsi que la domination de géants qui échappent à toute régulation.

Source : L’économie de la publicité est cassée et rend Internet malade

De plus en plus sollicitée, la CNIL revendique plus de moyens

Fêtant cette année ses 40 ans, la Commission nationale de l’informatique et des libertés vient de publier son bilan d’activité 2017. Confrontée à une forte inflation du nombre de plaintes reçues durant les dernières années (+8,5% en 2017 par rapport à 2016, +44% depuis 2014) et fortement sollicitée dans le cadre de la mise en place du Règlement Général sur la Protection des Données, l’institution, par la voix de sa Présidente Isabelle Falque-Pierrotin, se plaint de moyens insuffisants.

Source : Face à des missions étendues, la CNIL revendique plus de moyens

Les Français et le télétravail : entre attentes et craintes

Alors que les blocages de transports ferroviaires qui paralysent les déplacements en France ont notamment conduit la ministre du Travail à se transformer en VRP du télétravail, une étude, réalisée par Harris Interactive pour l’observatoire Enedis, témoigne des opinions des Français sur cette pratique.

S’ils y sont globalement favorables, c’est de façon raisonnée (51% opteraient pour le temps partiel contre 14% seulement pour le temps complet). Et les avantages qu’ils associent au télétravail (meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, réduction de la pollution, responsabilisation des salariés) sont largement compensés par les risques qu’ils entrevoient (frontière moins claire entre vie professionnelle et vie privée, sentiment  de solitude, difficulté pour le travail collectif).

Source : Cinq chiffres clés sur les attentes des Français en matière de télétravail

Intelligence artificielle : Cédric Villani dévoile son rapport

Mandaté en septembre dernier par le Premier ministre sur la thématique de l’Intelligence artificielle, le mathématicien et député Cédric Villani vient de rendre public son rapport pour une stratégie nationale et européenne.

Prenant acte du retard de la France dans ce domaine, il propose de nombreuses mesures pour le combler, avec notamment un investissement dans la recherche sur les quatre secteurs prioritaires que sont la santé, l’environnement, les transports et la défense, et une politique de mise en commun des données, sous la tutelle et la protection de l’État.

Dans le même temps, France Stratégie publie un rapport analysant l’impact de l’intelligence artificielle sur le monde du travail.

Sources :
Intelligence artificielle: les propositions de Cédric Villani
Cédric Villani : « Je n’ai pas peur de la singularité technologique »
Comment l’intelligence artificielle va transformer le monde du travail

Le malaise des cadres et des professions intermédiaires s’accroît

A l’occasion de son 18ème congrès, la CGT des Ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict-CGT) a rendu public son baromètre, construit en partenariat avec Sécafi et réalisé par Viavoice, sur la situation et les aspirations des cadres et des professions techniciennes et intermédiaires.

Majoritairement confrontés à l’explosion de leur temps et de leur charge de travail, avec des salaires qui ne suivent pas, les cadres ont par ailleurs le sentiment de ne pas être associés aux choix stratégiques de leurs entreprises, dont les pratiques entrent régulièrement en contradiction avec leurs éthiques professionnelles. Des sentiments que partagent majoritairement les techniciens et professions intermédiaires, nombre d’entre eux dénonçant par ailleurs une détérioration des pratiques managériales, qui les empêchent d’effectuer un travail de qualité.

Source : Baromètre Sécafi / Ugict-CGT, réalisé par ViaVoice – Opinions et attentes des cadres et des techs et professions intermédiaires

Parité au travail : des mesures attendues, mais aussi des mentalités à changer

Les résultats d’une étude réalisée par Viavoice pour France 2 et RTL mettent en avant de fortes attentes, au sein de l’opinion publique, pour réduire, ou mieux supprimer, les inégalités entre les femmes et les hommes dans le cadre professionnel. Mais au-delà des mesures à mettre en place dans les entreprises, ils révèlent aussi des efforts importants à faire sur le plan des représentations et des mentalités. De fait si les inégalités dont sont victimes les femmes dans le monde du travail ne sont plus mises en doute (75 % des interviewés en sont conscients, mais 60 % seulement chez les hommes), les a priori sur des métiers « plus adaptés aux hommes ou aux femmes » sont toujours vivaces (pour 60% des Français), de même que les préférences de genre en matière de management ou de collègues de travail.

Source : Hommes et femmes au travail, vers l’égalité ?

Les salariés s’estiment peu préparés aux transformations à venir de leurs métiers

Les premiers résultats de l’enquête réalisée par BVA pour le compte du cabinet de conseil en management et RH BPI Group, qui analyse les sentiments des salariés français face à l’évolution de leurs métiers, font ressortir quatre enseignements principaux : une grande majorité (77%) s’attend à une évolution (forte pour 23%) des compétences nécessaires pour réaliser leur travail dans les trois prochaines années. Face à ces évolutions, seuls la moitié des salariés (54%) se sentent bien préparés, et pour cause : moins d’1 sur 3 (31%) s’est vu proposer une formation adaptée à ces transformations. Pas étonnant, dans ces conditions, que 35% des salariés se sentent exposés à un risque de perte d’emploi !

Source : Enquête BPI Group : un salarié sur trois se sent exposé à un risque de perte d’emploi

Intelligence artificielle : vers des « collaborateurs augmentés » ?

C’est officiel : « 2018 sera l’année du passage à l’échelle industrielle de l’IA » ! En tout cas, c’est la récente étude du Boston Consulting Group et du groupe de protection sociale Malakoff Médéric qui le certifie.

Si ce type d’affirmation péremptoire fait trop souvent long feu, cette étude, qui évalue les impacts à venir de l’IA sur les entreprises et leur « capital humain », mérite quand même qu’on s’y arrête. On y apprend par exemple que si les dirigeants considèrent très majoritairement l’intelligence artificielle comme une « bonne chose » pour leur entreprise et pour eux-mêmes, les salariés sont nettement moins enthousiastes (ça se voit même dans un graphique qui ne représente pas les opinions négatives ;-)).

Source : L’intelligence artificielle pourrait créer des « collaborateurs augmentés »

Télécoms : le nombre de plaintes des clients reste très élevé

Pas de quoi pavoiser pour les opérateurs après la publication de l’édition 2017 de l’Observatoire des plaintes et insatisfactions de l’Association française des utilisateurs de télécommunications (Afutt) ! Certes, l’augmentation catastrophique du nombre de plaintes enregistrées durant les deux exercices précédents (+18% en 2015, +50% en 2016 !) a été jugulée, mais la hausse se poursuit (+3,2%).

Pour la 3ème année consécutive, SFR conserve le bonnet d’âne, concentrant plus de 55% des plaintes. Tandis que la situation de Bouygues se détériore (près de 15% des plaintes contre 11% en 2016), celle de Free s’améliore (un peu plus de 9% des plaintes contre 11,5 en 2016), la part d’Orange restant stable (avec un peu moins de 14% des plaintes).

Source : Télécoms : le nombre de plaintes de clients reste élevé

Publicité : l’Autorité de la concurrence part à la chasse aux GAFA

Ventes liées, effets de leviers ou pratiques discriminatoires, l’enquête de l’Autorité de la concurrence sur  le secteur de la publicité en ligne dresse un inventaire des pratiques des géants du Web, en particulier Facebook et Google, qui s’avèrent néfastes pour le marché français. Un préambule à de possibles sanctions ?

Source : Publicité : l’Autorité de la concurrence part à la chasse aux Gafa