Comment le think-tank Healthcare Data institute promeut le big data dans la santé

Pour ses un an, le Healthcare Data Institute a organisé sa première conférence publique. L’Usine Digitale lève le voile sur ce think-tank qui monte en puissance dans la e-santé.

Source : Comment le think-tank Healthcare Data institute promeut le big data dans la santé

Reste à savoir si ce sera pour le meilleur ou pour le pire…

Attentats: vers une société de la surveillance accrue ?

En réaction aux attentats de vendredi, l’Etat va donner davantage de latitude aux services de renseignement, à la police et à la justice pour contrer le terrorisme, quitte à empiéter un peu plus sur le respect des droits et des libertés individuelles.

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A méditer…

Comment Facebook va prendre le contrôle de votre téléphone

Le réseau social lance Notify, une application qui centralise toutes les notifications qui apparaissent sur votre écran d’accueil selon vos centres d’intérêts. Un moyen efficace pour connaître encore mieux ses utilisateurs et devenir l’interface dominante sur smartphone.

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Notre vie sera-t-elle bientôt entièrement pilotée par Facebook ?

Les fournisseurs d’accès à Internet vont enfin chiffrer les emails

Les quatre opérateurs télécoms (Orange, Numericable-SFR, Free, Bouygues) et La Poste s’apprêtent à signer une charte les engageant à chiffrer par défaut leur messagerie électronique. Mais cette réponse censée rassurer les citoyens sur la protection de leurs données personnelles n’empêchera pas l’action des services de renseignement.

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Une info qui nous avait échappé le mois dernier…

Le digital labor / France Inter

Le digital labor désigne le travail invisible qui se manifeste au travers de nos traces numériques : ces contenus générés par les utilisateurs, qui finissent par nourrir les profits des industriels. Mais quels sont les enjeux de cette réflexion?

Source : Le digital labor / France Inter

Une émission fort intéressante avec pour invités :

  • Antonio Casilli – Sociologue
  • Valérie Peugeot – Chercheuse à Orange Labs, en charge des questions de prospective au sein du laboratoire de sciences humaines et sociales (et invitée de notre Université d’été 2015)
  • Marie-Anne Dujarier – Sociologue du travail, maitre de conférences Sorbonne Panthéon, chercheuse au laboratoire Lise, CNRS au Cnam

A écouter et réécouter sans modération, pour poursuivre la réflexion…

RH : vers une hot-line collaborateur à toute heure ?

ITV de Ludovic Guilcher, DRH Groupe adjoint d’Orange : « Notre enjeu est de repenser la valeur ajoutée de la fonction RH pour concilier digital et humain »

Source : RH : vers une hot-line collaborateur à toute heure ?

Le contenu du papier va très au-delà de ce que suggère le titre, et mérite d’être lu en entier, analysé et médité. Il pose la question de la mise en convergence (possible ? pas possible ?) entre les attentes de l’employeur et celles des salariés face à la numérisation du travail et des apprentissages.

Comme tout ce qui touche à ces processus de numérisation du travail, le rôle des managers est fortement questionné, leur adhésion recherchée, sans pour autant que soit clairement explicité le bénéfice concret qu’ils peuvent en attendre, pour eux-mêmes et pour leurs équipes.

Il convient aussi de voir ce qu’au delà des beaux discours l’entreprise est capable de concrétiser sur le terrain : il y a souvent loin des intentions aux réalisations… et ici en l’occurrence est en partie passée sous silence la collecte massive d’informations sur les salariés de l’entreprise… sous couvert de leur proposer un parcours de formation plus adapté par exemple.

Serons nous, comme dans les réseaux sociaux publics tels que Facebook (ou LinkedIn ici cité), entièrement « pistés » et « décortiqués » via les big data, sans savoir exactement ce qui est collecté sur nous, dans quel but, avec quelle interprétation et quelle exploitation ? Comment serons nous informés et formés sur la compréhension des enjeux et des conséquences possibles ?

Serons nous sommés d’adhérer sans restriction ou aurons nous le pouvoir, en tant que salariés, de décider d’une phase d’observation avant que de « plonger » corps et âmes dans la « digitalisation au travail », ou d’une mise en retrait après test ? Ceux qui le feront n’en seront-ils pas sanctionnés, ne serait-ce que dans leurs parcours professionnels, alors que rien aujourd’hui ne démontre que cette « digitalisation » soit réellement un facteur de progrès pour l’entreprise et pour ses personnels ? Ou que de n’y pas totalement adhérer empêcherait de remplir efficacement et avec compétences ses missions professionnelles ? Voire que des salariés plus doués pour le « faire-savoir » ne prennent le pas sur des salariés plus doués pour le « faire » et le « produire », qui reste cependant au cœur des enjeux de l’entreprise ?

Toutes ces questions restent ouvertes, et c’est à nous, organisations syndicales représentant les personnels, de nous en saisir pour que la numérisation ne nous avale pas tous crus…

La loi renseignement : une loi liberticide ? / France Inter

La loi sur le renseignement est vivement contestée par les citoyens qui redoutent la perte de leurs libertés et d’être surveillés continuellement. La loi renseignement est-elle réellement liberticide ?

Source : La loi renseignement : une loi liberticide ? / France Inter

L’émission « Le téléphone sonne » sur France Inter recevait le 3 novembre 2015 :

  • Jean-Marie Delarue, Ancien président de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, qui s’est également exprimé en juillet dernier à l’Université d’été de la CFE-CFC Orange. Il précise notamment dans cette émission que s’il ne fait pas partie de la nouvelle Commission Nationale de Contrôle des Techniques de Renseignement, c’est parce qu’il a refusé de participé à une instance dont il ne cautionne pas le fonctionnement, tel que défini par la nouvelle loi.
  • Eric Ciotti, Député Les Républicains des Alpes-Maritimes, président de la commission d’enquête sur la surveillance des filières et des individus jihadistes, et l’un des plus grands défenseurs de la Loi renseignement.

Peut-on encore reprendre le contrôle de nos données ?

À l’ère des mégadonnées, de l’informatique en nuage, du marketing comportemental basé sur la publicité ciblée, de la surveillance et de la cybercriminalité, les citoyens se sentent dépossédés de leurs données personnelles et aspirent à davantage de maîtrise. Concilier le développement de l’économie numérique, fondée sur l’exploitation des données, et la protection de la vie privée des citoyens, est un casse-tête pour les entreprises et pour les États.

Source : Peut-on encore reprendre le contrôle de nos données ?

Un papier plutôt bien fait, qui met en avant notamment les solutions du libre.

Il est clair que si nous voulons reprendre le contrôle, nous ne pourrons nous en remettre ni à la Commission européenne, ni à l’État (qui ne rêve que de nous mettre sous contrôle, comme il l’a démontré avec la Loi sur le Renseignement), et encore moins aux grands acteurs du Net, qui, même s’ils en venaient à changer leur modèle économique pour passer à autre chose que la récupération et la revente de nos données, manqueraient singulièrement de crédibilité pour prétendre nous protéger (ils le disent déjà dans leurs Conditions Générales, mais n’en font évidemment rien !!)

Comme il n’existe aucun repas gratuit, ce que nous ne paierons pas avec notre argent, nous devrons le payer avec notre temps : celui de monter en compétences pour comprendre les enjeux, savoir identifier les acteurs (et le code) qui respectent vraiment nos données et notre liberté, et non seulement choisir, mais aussi contribuer au développement de solutions loyales.

Une utopie ? peut-être… mais il nous en reste si peu par les temps qui courent que, comme dans le domaine du développement durable , nous ferions bien de reprendre nos vies en main en prenant nous même les initiatives dont nous aimerions profiter, avant d’être définitivement broyés par le système… Cessons d’être des consommateurs pour devenir des citoyens… et nous pourrons envisager de changer le monde.

Cash Investigation : big data et grosses ficelles > Nexize

Cash Investigation, France 2, nous a gratifié d’une production bien décevante lors de son prime du 6 Octobre. Le sujet : Marketing, les stratégies secrètes

Source : Cash Investigation : big data et grosses ficelles > Nexize

Un papier critique intéressant du volet « big data » de la dernière émission Cash Investigation… et un lien vers un dossier plus consistant sur le sujet… bien que déjà un peu ancien.

Et si le big data faisait émerger « un marché du travail qui s’ignore » ?

Pour mieux faire coïncider les besoins des employeurs avec les compétences de ses candidats, Randstad dévoile une solution basée sur l’analyse des « mégadonnées ». D’après le spécialiste de services en ressources humaines, ce type d’outil constitue une avancée pour « fluidifier » davantage le marché du travail. Et pourquoi pas, faire enfin baisser le chômage. Explications.

Source : Et si le big data faisait émerger « un marché du travail qui s’ignore » ?

NDLR : l’idée semble intéressante le raisonnement cohérent… Comme toujours, reste à voir comment se fera (ou pas) la mise en œuvre…

Données personnelles : le casse-tête de Microsoft

Depuis son lancement à la fin juillet, Windows 10 suscite la polémique au sujet du respect de la vie privée. Malgré les critiques, les responsables de Microsoft France se veulent rassurants, tout en rappelant que la société ne peut se passer des données pour déployer des services innovants.

Source : Données personnelles : le casse-tête de Microsoft

Mapstr, l’appli française qui va ringardiser Foursquare et Citymaps ?

Son fondateur, Sébastien Caron, a su identifier les faiblesses de Google Maps, Foursquare et Citymaps pour proposer une appli qui permet de géolocaliser ses lieux préférés de manière simple et intuitive sur une carte interactive. Mapstr a séduit 50.000 utilisateurs en un mois et vient de lever 800.000 dollars (690.000 euros) auprès de business angels.

Et si un petit poucet français nommé Mapstr détrônait les applications reines de la géolocalisation comme Foursquare et Citymaps? C’est encore un doux rêve pour la startup parisienne dirigée par un polytechnicien de 35 ans, Sébastien Caron. D’autant plus qu’avec la démocratisation des smartphones, on ne compte plus les services qui fonctionnent grâce à la géolocalisation. Pourtant, Mapstr, lancée le 16 juillet dernier, a tout de la bonne idée que tout le monde attendait sans le savoir.

L’application est un mariage improbable mais heureux entre le service de géolocalisation Google Maps, un bloc-note et un répertoire numérique. Elle permet d’enregistrer ses lieux favoris sur une carte interactive, puis de les organiser avec des mots-clés. D’un touché de doigt, chacun peut inscrire ses restaurants fétiches, ses boutiques préférées, des musées à visiter, les adresses de ses amis ou ses futurs points de chute lors d’un week-end à l’étranger, et les retrouver à tout moment.

Lire la suite dans La Tribune

NDLR : un outil sans doute intéressant à tester pour se faire sa propre idée de son utilité. En revanche, je suis un peu refroidie quand je lis que l’entrepreneur a pour objectif in fine de vendre son application à Google…

Big Data : de nombreux risques, pour l’entreprise comme pour le citoyen

Interviewée en 2012, la Vice-Présidente Marketing américaine du spécialiste de l’informatique décisionnelle SAS affirmait qu’en matière de Big Data, « le plus grand risque est de ne rien faire ». Trois ans après cette déclaration, la plupart des projets de Big Data en sont encore au niveau expérimental.

Pour l’entreprise, le premier risque en matière de Big Data, c’est l’échec !

Etant donné le coût élevé des projets, les dirigeants doivent avoir du mal à accepter des verbatim tels que ceux de la récente étude de Capgemini : « seuls 27% des cadres interrogés estiment que leurs initiatives liées au Big Data sont couronnées de succès ». Voilà un pourcentage de réussite très faible, surtout si on garde à l’esprit que les projets en production ne sont, pour l’instant, pas si nombreux (seulement 13% des entreprises concernées, toujours selon Capgemini).

Il faut dire que les causes potentielles d’échecs sont multiples. L’étude Capgemini met en avant des difficultés d’ordre principalement technique : l’absence de cas d’usages suffisamment clairs pour l’instant, la difficulté de collecte de données dispersées dans des silos non intégrés, une coordination inefficace des démarches d’analyse, une trop grande dépendance vis-à-vis des systèmes préexistants de traitement des données. Les dirigeants français interrogés dans le livre blanc d’EBG proposent une vision qui va au-delà du challenge technique. Ils pointent ainsi du doigt des difficultés plus stratégiques, telles que les risques de « se perdre dans le foisonnement de la donnée » et de se laisser gagner par l’infobésité, ou encore de mal appréhender le « dilemme de la monétisation des données », entre commercialisation directe, ouverture gratuite vers l’extérieur ou confinement interne. Ils évoquent aussi des obstacles organisationnels comme la difficulté à instaurer dans l’entreprise une « culture de la donnée » qui vient souvent se heurter à l’incompréhension et à l’indifférence, sinon à la méfiance ou à la défiance des salariés. Par ailleurs, ils déplorent que les fameux « data scientists » restent, pour l’instant, des profils rares, causant un « épineux problème de compétences ».

Enfin, toutes les questions relatives à la nature même des données personnelles et aux conditions de leur collecte, de leur stockage et de leur analyse, sont bien évidemment au centre du débat. Elles représentent autant de sources potentielles de dangers, tant pour le citoyen, qui met en jeu sa vie privée, que pour l’entreprise, qui met dans la balance la confiance de ses clients. Ces problématiques ont déjà suscité nombre de tribunes libres, mais nous allons ici essayer des sérier les risques.

Mes données privées sur la place publique…

Quelle est actuellement l’opinion sur le Big Data des 600 millions d’utilisateurs du site AdultFriendFinder, « La plus grande communauté de rencontres, de plans et sexe », dont les données ont été piratées et diffusées en ligne il y a quelques semaines ? Figurant parmi les derniers d’une série, déjà longue, de scandales liés aux failles informatiques, cet épisode rappelle à quel point, dans un monde de plus en plus connecté et interconnecté, la question de la sécurité des données est cruciale pour la protection de la vie privée. Il en est de même pour les données financières, le piratage d’un processus d’achat en ligne étant susceptible d’avoir des conséquences économiques très graves, pour l’entreprise comme pour ses clients.

… ou surexploitées par les entreprises et les pouvoirs publics

Ce risque accapare l’essentiel du débat. Alors, bien sûr, en France l’utilisation des données personnelles est soumise à la loi Informatique et Libertés – qui, au passage, est bien antérieure au Big Data, puisqu’elle a été promulguée en 1978 en tant que bouclier au projet SAFARI d’interconnexion des fichiers nominatifs de l’administration que souhaitait mettre en place le gouvernement de l’époque. Par ailleurs, le principe de l’opt-in, notamment dans le cadre d’une utilisation marketing des données, permet de contrôler une partie des informations personnelles que nous divulguons. Mais, chaque jour, les géants du Web inventent de nouvelles façons de scruter et d’analyser nos comportements en ligne : aujourd’hui, c’est Facebook qui nous annonce qu’il va modifier son algorithme, qui sera bientôt capable de mesurer le temps passé par un internaute sur un contenu donné, cette connaissance plus fine des goûts des utilisateurs se traduisant par une publicité toujours plus personnalisée. Et n’oublions pas les objets connectés susceptibles de véhiculer une masse importante d’informations sur nos modes de vie, notre façon de consommer, nos habitudes et préférences. D’une utilisation encore limitée aujourd’hui, ils devraient se répandre dans les années à venir.
Aujourd’hui, qu’il prenne la forme d’une entreprise ou d’un organe étatique, Big Brother ne se cache plus derrière la porte, il l’ouvre en grand sans même prendre la peine de sonner. Sous prétexte de faciliter les échanges économiques ou de renforcer la sureté nationale, les législations fleurissent qui, à l’instar de la récente Loi Renseignement, légitiment le recours à des méthodes de surveillance de plus en plus poussées. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer l’instauration d’un contexte de plus en plus orwellien et insistent sur l’importance de la protection de la vie privée, même quand on n’a « rien à cacher ».

Et si quelques entreprises accaparaient la donnée ?

La dernière catégorie de risques est liée à une monopolisation de la majeure partie des données par un groupe restreint d’entreprises, en premier lieu les fameux GAFA (Google, Facebook, Facebook, Amazon), susceptibles de les monétiser via le commerce et/ou la publicité.

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La détention de cet or noir est susceptible de leur conférer un pouvoir encore supérieur à celui, important, qu’elles détiennent déjà. Plusieurs menaces affleurent, induites par cette position monopolistique : une vassalisation de la recherche scientifique publique au profit de ces sociétés, une mésinterprétation/surinterprétation des données pour les faire aller dans le sens souhaité sans risque de contradiction, un appauvrissement de l’offre de produits/services proposés en la limitant aux succès prédits par le Big Data, une exacerbation de la fracture numérique entre les entreprises détentrices des données et capables de les analyser… et les autres.

 

Alors, effectivement, en matière de Big Data, le plus grand risque est sans doute que l’on ne fasse rien, que les entreprises et les pouvoirs publics ne prennent pas conscience de leurs responsabilités, ni les citoyens de leurs droits.

Toutes ces problématiques seront bien évidemment abordées lors de l’Université d’été de la CFE-CGC Orange, qui aura lieu en début de semaine prochaine, les 22 et 23 juin.