Adidas relocalise sa production… pour mieux la confier à des robots

Finies les délocalisations dans les pays à faibles coûts de main d’œuvre ? Pour réduire les temps de livraison, les fabricants pourraient désormais miser sur une relocalisation de leurs unités de production sur les marchés où se trouvent leurs plus importants gisements de clientèle, dans des usines… largement robotisées, à l’instar de la Speedfactory d’Adidas en Allemagne.

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Source : Robotisation : Adidas relocalise la production de chaussures en Allemagne en 2017

Non, M. Tirole, tous les économistes ne disent pas que la RTT est une ineptie

« Les économistes vous diront tous que le partage du temps de travail ne crée pas d’emplois. » La déclaration est signée Jean Tirole. Invité du Grand rendez-vous sur Europe 1, le prix « Nobel d’économie » considère que la réduction du temps de travail est une « ineptie ». Tous les économistes sont-ils d’accord avec ce constat sans appel ? Entretien avec l’un d’entre eux, Eric Heyer.

Source : Non, M. Tirole, tous les économistes ne disent pas que la RTT est une ineptie | AlterEco+ Alterecoplus

Ubérisation (chapitre 1)

Depuis bientôt deux ans et la création du néologisme « ubérisation » par Maurice Lévy, ce mot réuni ambition, espoir et crainte sur l’économie de demain. Les agences de permis de conduire avec Ornicar, les notaires avec Testamento, les hôteliers avec AirBnB, les cas d’usages se multiplient renforçant les débats voir les manifestations d’opposition.

Source : Ubérisation (chapitre 1)

Un article co-signé par Jean-Michel Huet, associé au sein du cabinet BearingPoint et Sébastien Crozier, président CFE-CGC Orange

Comment Adblock Plus et Flattr veulent faire (re)payer la presse aux internautes

Pour pacifier ses relations avec les éditeurs de contenus Web, Eyeo, éditeur du bloqueur de publicités Adblock Plus, s’allie avec la plateforme de financement Flattr, pour proposer aux internautes un service de paiement de leur consommation d’articles, par l’intermédiaire d’une cagnotte qu’ils créditeraient chaque mois. Le montant collecté serait ensuite réparti entre les éditeurs, via un algorithme.

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Une tentative pour trouver une alternative au modèle publicitaire, mais aussi…

De quoi faire s’étrangler ceux qui voient les pratiques d’Eyeo, qui bloque les publicités mais en laisse passer certaines, parfois contre rémunération, comme une forme de « racket ». Ainsi, ils devraient considérer cette nouvelle initiative comme celle d’un videur qui se placerait devant un restaurant pour refuser les clients, avant de venir proposer son savoir-faire pour lancer un service de traiteur à domicile.

Source : Flattr Plus : Eyeo (Adblock Plus) et Flattr lancent un outil pour financer les sites

Téléphoner dans un autre pays de l’UE devient beaucoup moins cher

Source : Téléphoner dans un autre pays de l’UE devient beaucoup moins cher

Cette mesure, adoptée sous la pression de la Commission européenne,  semble a priori un bonne nouvelle pour le consommateur. Mais elle comporte un revers de taille : dans les zones touristiques, les investissements, permanents ou saisonniers, pour améliorer la capacité du réseau à écouler les appels, étaient jusqu’alors financés par le roaming.  Il est donc à craindre que les déploiements dans ces zones soient désormais ralentis, ou leur couverture saisonnière amoindrie.

Dans certaines  zones où la population double ou triple pendant les périodes de fréquentation touristique (exemple typique en France : Lacanau), des infrastructures mobiles viennent compléter les réseaux permanents pour faire face à l’augmentation du trafic. Le financement de ces infrastructures supplémentaires était assuré par les recettes du roaming. S’il sera donc, sur le papier, moins cher pour les touristes de téléphoner depuis ces zones vers leur pays d’origine, dans la pratique, ce ne sera peut-être plus possible d’appeler en raison de la saturation des réseaux, car il n’y aura plus suffisamment de recettes pour financer l’effort de densification des relais.

Notons également que les migrations touristiques se font essentiellement des pays à fort pouvoir d’achat vers les pays à plus faible pouvoir d’achat. Ceux qui sont déjà les plus privilégiés feront donc des économies au détriment des territoires qui avaient besoin de ces ressources pour améliorer leurs infrastructures.

« Toujours plus pour les riches », devise de la Commission européenne ? C’est en tous cas ce que produit sa politique sans discernement, obnubilée par la « concurrence pure et parfaite » (un mythe) sous couvert d’une défense des consommateurs dont les visions sont souvent très « court-termistes »… comme toutes celles exclusivement gouvernées par des approches purement financières.

Twitter déçoit encore avec un chiffre d’affaires inférieur aux attentes

Le chiffre d’affaires du groupe est situé dans le bas de sa fourchette de prévisions, à 594,5 millions de dollars. Twitter explique cette contre-performance par une progression moins rapide qu’attendu des investissements publicitaires des annonceurs utilisant son réseau.

Source : Twitter déçoit encore avec un chiffre d’affaires inférieur aux attentes

Google pourrait embarquer un bloqueur de publicité dans Chrome

Source : Google pourrait embarquer un bloqueur de publicité dans Chrome, Médias

 

C’est un peu « l’hôpital qui se fiche de la charité »… et sans doute une manière pour Google de renforcer sa position déjà plus qu’établie sur la publicité en ligne… Et toujours, très habilement, sous couvert d’un meilleur service aux utilisateurs, qui en effet ont de plus en plus de mal à supporter les publicités intrusives…

Reste à se poser la question de ce qui est finalement le plus judicieux :

  • accepter de payer (à l’acte ou par abonnement) pour des formules média sans publicité
  • accepter une publicité intrusive, mais du coup très explicite, ou être, plus subtilement, manipulé par des exploitations plus insidieuses de nos informations personnelles (l’exploitation du Big Data étant une des spécialités de Google…)

Qubit: « On peut concilier big data et respect de la vie privée »

La startup britannique Qubit, spécialisée dans l’analyse des données personnelles au service des e-commerçants, vient de lever 36 millions d’euros pour développer de nouvelles solutions de big data et poursuivre sa conquête de clients en Europe. Antoine Ballerin, son directeur Europe du Sud, explique à La Tribune comment Qubit utilise le trésor des données sur Internet au service de l’expérience client, sans basculer dans « Big Brother ».

Source : Qubit: « On peut concilier big data et respect de la vie privée »

Vers une approche raisonnée et raisonnable des « big data » ?

Rapport Terrasse : résumer le collaboratif au OnDemand, les politiques en retard d’une loi dès le rapport parlementaire?

Source : Rapport Terrasse : résumer le collaboratif au OnDemand, les politiques en retard d’une loi dès le rapport parlementaire?

Une lecture critique argumentée et pleine de liens pour approfondir les questions soulevées par l’économie collaborative. Un sujet clef qui nous rattrapera si nous ne nous en saisissons pas…

Patrick Thiébart, JeantetAssociés – Le salariat face à l’économie numérique et au travail collaboratif – Cap décideurs – xerfi-business-tv.com

Source : Patrick Thiébart, JeantetAssociés – Le salariat face à l’économie numérique et au travail collaboratif – Cap décideurs – xerfi-business-tv.com

Une interview intéressante qui remet un peu les pendules à l’heure… Croire, pour les entreprises, qu’elles ont tout à gagner en déportant le risque sur les travailleurs en « uberisant » leur activité au maximum est, comme trop souvent de nos jours, une vision court-termiste qui peut se retourner contre les entreprises elles-mêmes.

Espérons donc que la justice française sera aussi sage que l’américaine en la matière : cela invitera certainement les entrepreneurs à remettre plus rapidement les pieds sur terre, et assainira la réflexion sur l’uberisation.

Rappelons aussi que la construction d’une relation de travail productive de valeur, et donc rentable sur le moyen-long terme (ce qui devrait être l’objectif d’un entrepreneur digne de ce nom, par opposition à un simple « faiseur de coups ») repose sur un engagement réciproque entre patrons et travailleurs, qui permet d’établir la confiance, l’engagement et la construction d’une culture d’entreprise. Toutes choses nécessaires pour délivrer des produits et services de qualité, qui pourront, dans la durée, faire la différence sur le marché, au bénéfice de toutes les parties prenantes : clients, salariés, entrepreneurs et investisseurs.

Tiens, au fait, Uber est-il rentable ? Si on en croit le blog de Jérôme Marin, ce n’est pas encore gagné…
A lire sur Silicon 2.0 : Les pertes d’Uber se creusent: un milliard de dollars en six mois

Télécoms : les opérateurs ne croient plus à un marché à quatre

Les discussions concernant un mariage entre Orange et Bouygues Telecom semblent montrer que désormais, dans l’Hexagone, plus personne, y compris Numericable-SFR et Free, ne croit à l’avenir d’un marché avec quatre acteurs convergents (présents à la fois dans l’Internet fixe et le mobile). Décryptage.

Source : Télécoms : les opérateurs ne croient plus à un marché à quatre

Pour sa part, la CFE-CGC n’y a jamais cru… et nous l’avons dénoncé depuis 2012… Vous pouvez notamment retrouver les interventions de Laurent Benzoni (sur les impacts de la régulation) et de Bruno Deffains (sur l’impact de l’arrivée de Free Mobile sur l’emploi dans le secteur des télécoms français… catastrophique !).

Malheureusement, l’idéologie de la concurrence à tout prix aura fait beaucoup de dégâts, qu’on aurait pu s’économiser en n’introduisant pas de 4ème opérateur mobile sur le marché français… en tous cas pas à ce moment ni dans les conditions qui lui ont été consenties ! Le foisonnement concurrentiel n’est en effet utile au développement d’un marché qu’en période de démarrage et de forte croissance en valeur aussi bien qu’en volume.

Mais dans un contexte économique morose tel que nous le connaissons depuis plus d’une décennie :

  1. introduire de force (ie avec des mesures de régulation dérogatoires en faveur du dernier entrant) un acteur supplémentaire sur un marché qui n’avait pas le potentiel pour l’absorber (la saturation de la demande était déjà proche en termes de nombre d’abonnés), en créant une pression ultra violente à la baisse des prix quasi instantanée,
  2. vérifier, une fois que tous les coûts ont été serrés au maximum (et en particulier via un niveau de suppression de postes sans précédent – voir nos graphiques), qu’il n’est décidément pas possible de faire vivre sur le long terme 4 opérateurs de réseau,
  3. se résoudre enfin à la raisonnable consolidation,

revient à créer deux étapes brutales de casse de l’emploi, tous les acteurs cherchant, d’abord à comprimer leurs coûts au maximum pour tenter de conserver de la rentabilité en dépit de la guerre des prix, puis d’amortir les frais de fusion-acquisition.

Si le gouvernement s’était contenté de laisser le marché en l’état, la baisse des prix aurait certes été moins rapide, en lien avec les grains de productivité réels. Cependant, la situation française était loin d’être dramatique, l’offre de télécommunications sur le marché français étant l’une des moins chères d’Europe dès avant l’arrivée du 4ème opérateur mobile. Les dernières études des régulateurs européens (anglais et belge notamment) relayées par la Fédération Française des Télécoms mettent désormais tous les ans les télécommunications française sur le podium des prix les plus bas.

Si les régulateurs du marché français (Arcep, Autorité de la Concurrence) avaient proposé une vision plus sage, et non uniquement centrée sur la concurrence pour la concurrence, la décrue des emplois aurait été moins brutale… et l’économie française ne s’en serait que mieux portée : moins de chômage, plus de pouvoir d’achat, plus de rentrées dans les caisses de l’État et de la protection sociale, moins de risques psycho-sociaux, dont les impacts ne sont pas neutres sur les comptes de la Sécurité Sociale, et peut-être même un peu de cette croissance que nos gouvernants réclament de manière incantatoire sans se donner les moyens de la booster…

Faudra-t-il toujours attendre que les dégâts soient définitivement consommés pour faire entendre raison à ceux qui nous gouvernent ? A quand un pilotage économique au profit de l’ensemble de la nation ?

Face à la polémique, Voyages-Sncf renonce à son partenariat avec Airbnb | France info

Le site de réservation de la SNCF annule une opération commune avec les sociétés OuiCar et Airbnb, qui proposait d’offrir un nouveau billet de train à ses clients qui louent leur voiture ou leur appartement via ces sites.

Source : Face à la polémique, Voyages-Sncf renonce à son partenariat avec Airbnb | France info

Sitôt signé… sitôt dénoncé ! Les hôteliers ont fait un taulé… sans doute à juste titre !