Réforme du Code du travail : un Français sur deux soutiendrait la contestation

Selon une enquête BVA – La Tribune, 50% des Français, essentiellement ceux qui sont les plus fragiles sur le front du travail, apportent leur soutien à la contestation face à la réforme du Code du travail, un taux comparable à celui enregistré lors des actions de mobilisation contre la loi El Khomri menées au 1er semestre 2016. L’instauration possible d’un « CDI de projet » et le plafonnement des indemnités prud’homales sont les mesures les plus décriées.

Source : Réforme du Code du travail : un Français sur deux soutient la contestation

Prud’hommes : depuis la loi Macron de 2015, un nombre de saisines en chute libre

Avant même la mise en place du plafonnement des indemnités de licenciement dans le cadre de la nouvelle Loi Travail, les conseils de prud’hommes font le constat qu’en multipliant les pièces nécessaires à la saisine, la loi Macron de 2015 a contribué à une chute spectaculaire (autour de 40 à 50% en moyenne) des recours des salariés.

Source : Prud’hommes : depuis la loi Macron de 2015, le nombre des saisines est en chute

La fréquence des accidents du travail à un plus bas historique

Source : La fréquence des accidents du travail à un plus bas historique

Plutôt une bonne nouvelle… sauf dans les PME, qui sont ces premiers employeurs de France dont le Code du Travail veut paraît-il mieux s’occuper. Est-ce que la suppression des CHSCT (Comité Hygiène Santé et Conditions de Travail) sera de nature à résoudre le problème ?

Oups, paraît que c’est un sujet qui fâche…

Thomas Piketty : Repenser le code du capital

La principale mesure [NDLR de la réforme du Code du travail], et aussi la plus critiquée, consiste à plafonner les indemnités pour licenciement abusif à un mois de salaire par année d’ancienneté (et un demi-mois au-delà de dix ans). (…) Supposé renforcer les incitations à embaucher, ce véritable permis de licencier risque surtout d’accroître le pouvoir arbitraire de l’employeur, de développer un sentiment de défiance peu propice aux investissements à long terme de la part des salariés, et aussi de multiplier les plaintes pour harcèlement ou discrimination (non soumises au plafonnement). (…) Le plus triste est que le gouvernement n’ait même pas saisi cette occasion pour renforcer l’implication des salariés dans la gouvernance des entreprises.

Source : Repenser le code du capital

Quel sera l’impact de la nouvelle loi Travail sur le dialogue social ?

Dans sa réforme du Code du travail, le gouvernement souhaite simplifier le dialogue social au sein de l’entreprise, notamment par une fusion des instances de représentation. Renforcement ou affaiblissement, quelles seront les conséquences pour l’entreprise, les syndicats et les salariés ?

Anne de Haro, déléguée syndicale CGT chez Wolters Kluwer France, conseillère prud’homale et juriste en droit social, et Jean-Charles Simon, économiste et président de l’entreprise Stacian en débattent.

Des patates pour mieux comprendre la réforme du Code du travail

Alors que la mobilisation contre la nouvelle réforme du droit du travail s’exprime aujourd’hui dans la rue, il n’est pas toujours aisé de comprendre ses conséquences. Rien de tel que quelques exemples concrets, illustrés par les Tubercule de Martin Vidberg. Saluons, au passage, l’accorte Myriam, déléguée du personnel 😉

Source : Comprendre la réforme du code du travail en patates

A lire ? « Travail, la soif de liberté » de Denis Pennel

Le vent de l’histoire souffle-t-il en faveur des indépendants et au détriment des salariés classiques ? Oui, répond Denis Pennel, Directeur général de la World Employment Confederation, dans son livre « Travail, la soif de liberté – Comment les start-uppers, les slashers, co-workers réinventent le travail ».

Admettons le : l’ouvrage est militant. De la part du directeur général de la World Employment Confederation, c’était attendu. Mais cela ne retire rien à la qualité de sa documentation et de sa réflexion. Il nous emmène par un verbe clair sur les chemins de la e-révolution des ressources humaines. On parle de transformation numérique ? Eh bien, oui, décrivons la, cette transformation qui bouleverse les entreprises et Denis Pennel le fait bien.

Source : Comprendre la mutation du travail à l’heure du numérique

Des managers « engagés » et « heureux » au travail (quand leur entreprise va bien)

Pour sa 9ème édition, le Baromètre de l’Absentéisme d’Ayming, réalisé en partenariat avec AG2R La Mondiale, s’est enrichi d’une étude qualitative européenne, portant sur l’engagement des managers dans l’entreprise et leur rôle dans l’implication des salariés.

Pour la France, elle dessine le portrait de managers peu absents au travail (72% de « toujours présents » contre 66% pour la moyenne européenne), très majoritairement épanouis (à 85%) et mobilisés pour l’avenir de leur entreprise (à 82%). Logiquement, ils se sentent d’autant plus impliqués dans leur travail que la santé économique de leur entreprise progresse.

Source : 9ème Baromètre de l’Absentéisme® et de l’Engagement Ayming

Votre employeur ne peut plus surveiller vos courriels privés échangés depuis votre messagerie professionnelle

Revenant en appel sur une décision prise en 2016, la Cour Européenne des Droits de l’homme vient de sanctionner une entreprise roumaine qui avait surveillé les courriels privés d’un de ses salariés avant de le licencier.

Il est indispensable que l’essence du droit au respect de la vie privée soit effectivement protégée par la Cour. Sinon, le salarié risque d’être surveillé en permanence à son poste de travail. Une telle approche serait contraire à la dignité humaine.

Source : Votre employeur ne pourra plus surveiller vos courriels privés depuis votre messagerie professionnelle

Réforme du droit du travail : la CFE-CGC appelle à un « mouvement unitaire de réaction au projet gouvernemental »

La CFE-CGC fait campagne contre la réforme du droit du travail. « Nous nous opposons dans le détail à la plupart des mesures », a déclaré lundi dernier son président, François Hommeril, appelant par ailleurs à un « mouvement unitaire » des syndicats.

Code du travail : la plupart des salariés l’estiment obsolètes, mais redoutent son évolution

Les Editions Tissot ont confié à OpinionWay la réalisation d’une enquête portant sur l’avis des salariés français face à la réforme du Code du travail. Elle montre que près de 2 salariés sur 3 considèrent que ce texte n’est plus adapté au monde du travail actuel, mais la majorité restent mesurés quant à ses perspectives d’évolution, redoutant que les employeurs en profitent pour réduire leurs droits. Par ailleurs, la plupart des sondés ne croient pas au mirage de la flexibilité créatrice d’emplois.

Source : Sondage : les salariés sont pour une réforme du Code du travail, mais ne croient pas que cela créera des emplois

Faits religieux au travail : de l’émergence à l’encadrement par le droit et le management

Dans cet intéressant article, Hugo Gaillard, doctorant et enseignant en Sciences de Gestion et membre de l’Institut du pluralisme religieux et de l’athéisme (IPRA), dresse un panorama complet de l’évolution de l’appréhension du fait religieux au travail en France depuis le début du siècle dernier.

Source : Faits religieux au travail : de l’émergence à l’encadrement par le droit et le management

« Ceux qui ne sont rien »… ou l’éloge d’une nouvelle classe entrepreneuriale

En distinguant clairement, le 29 juin 2017, « ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien », le président Macron abandonne la rhétorique prétendument complexe du « et en même temps » pour mettre en relief la puissance du discours entrepreneurial, ses effets en termes d’inclusion et d’exclusion, mais aussi ses conséquences perverses en termes d’assignation identitaire.

Source : « Ceux qui ne sont rien »… ou l’éloge d’une nouvelle classe entrepreneuriale

A méditer…

Les 4 dimensions d’un emploi de qualité

Le groupe de travail « Nouvelles formes d’emploi » au sein du Labo de l’ESS a construit un nouveau modèle qui définit l’emploi de qualité fondé sur (…)

Source : Les 4 dimensions d’un emploi de qualité – Le Labo de l’économie sociale et solidaire

Une définition de l’emploi de qualité à laquelle nous adhérons, et qui devrait être la règle dans toutes les entreprises, qu’elles soient ou non issues de l’économie sociale et solidaire.  C’est en tout cas ce pour quoi milite la CFE-CGC Orange.

Vous pouvez entendre Hugues Sibille, président du Labo de l’ESS, rappeler cette définition à l’occasion du lancement des cahiers REVE. Il était l’invité de Philippe Bertrand ce jour sur France Inter.