McKinsey estime que plus de 40 % des emplois en France sont menacés par la robotisation

Le cabinet McKinsey vient à son tour apporter son écot au débat (dont nous nous sommes notamment fait l’écho ici, ici ou ) concernant l’ampleur du phénomène de destruction des emplois induit par la robotisation. Le verdict de son étude, qui repose sur l’analyse des économies de 46 pays dans le monde, représentant 80 % du marché du travail mondial, est terrible : aujourd’hui, la moitié des activités de l’économie mondiale pourraient être robotisées, ce qui aboutirait à la destruction de 1,2 milliards d’emplois à temps plein. Avec un potentiel de substitution de 43%, la France ferait plutôt figure de rescapée…

Source : En France, 40 % des emplois peuvent être remplacés par des machines

L’OIT veut être au cœur de l’avenir du marché du travail

robots

Une commission internationale de haut niveau sera créée d’ici à l’été. L’initiative a reçu le soutien de la quasi-totalité des Etats membres.
Qui mieux que l’Organisation internationale du travail (OIT), instance tripartite rassemblant gouvernements, syndicats et patronat, peut se pencher sur l’avenir du marché du travail ?
Source : L’OIT veut être au cœur de l’avenir du marché du travail

 

Chaque robot introduit sur le marché du travail détruirait plus de 6 emplois

Alors que Barack Obama évoquait le sujet à la fin de son mandat et qu’en France, Benoit Hamon en a fait un des piliers de sa campagne, la question de la destruction des emplois induite par la robotisation reste un débat épineux qui divise les économistes. Un ingénieur du MIT et un universitaire américain apportent leur pierre à l’édifice, à travers une nouvelle étude qui montre que lorsqu’un robot est introduit dans une industrie, il conduit à la destruction de 6,2 postes dans la zone géographique qui l’entoure.

Source : Selon le MIT, chaque robot introduit sur le marché du travail détruit 6 emplois

Comment les syndicats sont utiles aux salariés… et aux entreprises

En 1984, le livre « What Do Unions Do? », écrit par les économistes et universitaires américains Richard B. Freeman et James L. Medoff, soutenait notamment l’idée, plutôt révolutionnaire à l’époque, selon laquelle les syndicats pouvaient contribuer à l’amélioration de la performance économique des entreprises.

Plus de 30 ans après la publication de cet ouvrage, Richard B. Freeman et deux autres universitaires, dont le Français Patrice Laroche, se sont repenchés sur les résultats de l’étude menée aux Etats-Unis en 1984, pour savoir s’ils avaient bien résisté à l’épreuve du temps et s’il était possible de généraliser leurs conclusions à l’ensemble des pays industrialisés : le passage au crible de plus de 300 études empiriques sur la question montre bien que la productivité est généralement supérieure dans les entreprises où des syndicats sont présents, dans la mesure où représentants des salariés et employeurs coopèrent.

Source : Comment les syndicats sont utiles aux salariés… et aussi aux entreprises

Les entreprises peuvent interdire le port du voile sous conditions

Les entreprises privées ont désormais le droit, sous conditions, d’interdire le port du voile à leurs salariées. Tel est l’arrêt rendu ce mardi par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), suite à sa saisie concernant les cas de deux femmes musulmanes licenciées en France et en Belgique. Une décision qui ne manquera pas de soulever des débats, tant le sujet est sensible dans de nombreux pays européens.

Source : Europe : les entreprises peuvent interdire le voile sous conditions

Les livreurs à vélo veulent s’organiser collectivement pour engager le dialogue avec les plates-formes

Pour protester contre leurs conditions de travail, leur faible rémunération et pour dénoncer « un salariat déguisé », les livreurs à vélo ont engagé cette semaine leur premier mouvement social collectif.

Source : UberEats, Deliveroo, Foodora…des livreurs appellent à une « déconnexion massive »

Les cadres insatisfaits veulent-ils vraiment devenir indépendants ?

Certains prophètes du travail nous annoncent la fin du salariat, l’ubérisation progressive de l’économie poussant les salariés vers le statut de travailleur indépendant. Par ailleurs, il y aurait également une aspiration d’une part des salariés à sortir du lien de subordination pour évoluer vers plus d’indépendance dans leur activité professionnelle.

Mais qu’en est-il vraiment ? Thomas Durand, professeur titulaire de la chaire de management stratégique au CNAM, tente de répondre à cette question sous le prisme de la population spécifique des cadres.

Dernière chance pour le paritarisme de gestion | Institut Montaigne

Retraite, chômage, maladie, logement, formation professionnelle : derrière chacun de ces volets du modèle social français se cache le paritarisme de gestion. Le terme est méconnu, mais la réalité qu’il recouvre est centrale tant il structure la vie sociale et syndicale de notre pays.

Source : Dernière chance pour le paritarisme de gestion | Institut Montaigne

Pour rappel, l’Institut Montaigne est un « think tank » essentiellement composé de dirigeants et ex-dirigeants d’entreprises.

Quand Stéphane Richard interpelle les régulateurs européens

Le Mobile World Congress a été le théâtre d’une passe d’armes à fleurets mouchetés entre le PDG d’Orange et Andrus Ansip, Vice-président de la Commission européenne et responsable du marché unique numérique.  Au cours d’une conférence sur la 5G, Stéphane Richard a notamment invité les autorités de régulation à prendre en compte dans leurs décisions le lourd investissement consenti par les opérateurs pour adapter leur infrastructure à ce nouveau standard. Il a par ailleurs rappelé son espérance d’une (re)concentration du marché français.

MWC : le PDG d’Orange s’en prend à nouveau aux régulateurs européens des télécoms

Malgré les critiques, le fichier Titres Electroniques Sécurisés poursuit sa route

Un arrêté, publié au Journal officiel, précise, département par département, la date de mise en place du « traitement de données à caractère personnel relatif aux passeports et aux cartes nationales d’identité », pourtant sous le feu des critiques depuis le décret qui l’avait officialisé en fin de l’année dernière.

Source : Le calendrier de déploiement du fichier TES se dévoile

Bruxelles : des règles pour encadrer la robotique… mais pas de revenu universel

Le Parlement européen a adopté la semaine dernière un rapport d’initiative demandant des règles juridiques et éthiques pour encadrer la robotique et l’intelligence artificielle. Mais, à la déception de la rapporteure luxembourgeoise Mady Delvaux, en charge de ce dossier, ce dernier n’inclut aucune référence à un revenu universel, une idée qui suscite un trop forte controverse dans les allées de l’hémicycle européen.

Source : Robotique et emplois : le Non des eurodéputés au revenu universel

Travail : quand y’en a plus, y’en a encore ?

L’idée d’une irrémédiable raréfaction du travail sous l’effet de l’automatisation et la robotisation ne fait pas consensus. De quoi justifier une discussion entre Marie-Claire Carrère-Gée, Présidente du Conseil d’orientation pour l’emploi, qui a récemment publié une étude relativisant l’impact de la révolution numérique sur le volume d’activité, Dominique Méda, philosophe et sociologue spécialiste de cette thématique, auteure, dès 1995, de l’ouvrage « Le travail : une valeur en voie de disparition », et Raphaël Liogier, philosophe et sociologue, récent auteur de l’essai « Sans emploi : condition de l’homme postindustriel ».

Fichier Titres électroniques sécurisés : un projet « perfectible »

Telle est la conclusion de la Dinsic (Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’Etat) et de L’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information), appelées à auditer le fameux fichier TES, voué à recueillir les données biométriques de tous les Français. Les deux agences formulent ainsi 11 recommandations pour amender le projet du Ministère de l’Intérieur.

Source : TES : la sécurité du fichier monstre de l’Intérieur n’est pas parfaite

Cinq chiffres chocs sur les inégalités extrêmes : à Davos, aidez-nous à redistribuer les cartes – Oxfam

A l’ouverture du forum de Davos, « savoureusement » illustré par Thibaut Soulcié pour Le Monde, les rappels de l’Oxfam ne sont pas inutiles :

Un fossé immense entre les plus riches et le reste de la population enferme des millions de personnes dans la pauvreté, fracture nos sociétés et affaiblit la démocratie. Découvrez, en quelques chiffres chocs, l’ampleur de ces inégalités et agissez avec nous maintenant.

Source : Cinq chiffres chocs sur les inégalités extrêmes : à Davos, aidez-nous à redistribuer les cartes | Oxfam International

Des approfondissements sont disponibles directement sur le site de l’Oxfam.

Pour les anglophones, on peut également lire :

  • The Inclusive Growth and Development Report 2017, publié par le World Economic Forum himself, qui montre notamment que le revenu annuel médian a reculé depuis cinq ans dans les pays avancés;
  • The 2017 Edelman Trust Barometer, une étude annuelle qui met en évidence le recul de la confiance des populations face à 4 institutions clefs : les entreprises, les gouvernements, les organisations non gouvernementales, et les médias. Un phénomène nouveau depuis que l’étude existe (2012).

On peut s’interroger sur la volonté réelle des participants au Forum de Davos à réellement changer les choses : ils sont évidemment du côté du manche et non du côté de l’enclume. Cependant, ils commencent à s’inquiéter.

Prémisse du changement ? Ne rêvons pas trop : si les populations elles-mêmes ne prennent pas leur destin en main, en tant que citoyens comme en tant que travailleurs, il ne se passera évidemment pas grand chose.