Le Brésil compte plus de téléphones mobiles que d’habitants

Actu express: en octobre, le Brésil a dépassé le seuil d’un téléphone portable par habitant, avec plus de 194 millions d’abonnements au mobile, a annoncé le régulateur brésilien des télécoms, l’Anatel (Agência Nacional de Telecomunicações).

Photo de xenia antunes (Flickr ) sous licence CC by

Le Brésil compte exactement 194.439.250 abonnements au mobile, soit 1,0044 téléphone portable par habitant, a souligné le président de l’Agence, Ronaldo Sardenberg. 12 des 26 (27 avec le district fédéral) Etats fédérés du Brésil dépassent un abonnement par habitant, celui qui arrive en tête étant le district fédéral, celui de la capitale Brasilia (1,7 par habitant).

En 10 mois, le pays a enregistré plus de 20,5 millions de nouveaux abonnements. Quatre opérateurs se partagent 99,6% du marché: Vivo (30%), contrôlé par l’espagnol Telefonica, Claro (25,5%), TIM (24,6%) et Oi (19,3%).

Le Brésil se classe ainsi au cinquième rang mondial en nombre d’abonnés à la téléphonie mobile, après la Chine, l’Inde, les Etats-Unis et la Russie, et avant l’Indonésie.

Un rapport de l’Onu prévoit une énorme croissance des déchets électroniques

Actu express: chaque année, nous produisons 40 millions de tonnes supplémentaires de déchets électroniques, provenant des téléphones, téléviseurs, ordinateurs et appareils divers. L’Onu vient de publier un rapport, portant sur 11 pays, qui prévoit que cette marée d’e-déchets va fortement progresser: +500% en Inde entre 2007 et 2020, +200 à 400% en Chine et en Afrique du Sud.

Déchets électroniques à GuiyuDéchets électroniques à Guiyu, en Chine, qui passe pour le plus grand site mondial de stockage d’e-déchets. Image Bert van Dijk (Flickr) sous licence CC by-nc-sa

La téléphonie mobile devrait produire sept fois plus de déchets en 2020 qu’en 2007 en Chine, dix-huit fois plus en Inde. En outre, la proportion de déchets de téléviseurs devrait doubler dans ces deux pays et celle des réfrigérateurs pourrait tripler en Inde.

L’étude invite en urgence à mettre en place des recyclages pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et récupérer d’importantes quantités de métaux, comme l’argent, l’or, le palladium, le cuivre ou l’indium. « Le Brésil, la Colombie, le Mexique, le Maroc et l’Afrique du Sud ont le plus grand potentiel pour établir des technologies de pointe en matière de recyclage », selon le rapport.

Communiqué du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE): Il faut préparer les pays en développement à gérer l’explosion des déchets électroniques

Communiqué en anglais (avec lien sur le rapport)

Rapport Recycling – from E – Waste to Resources (PDF, 120 pages)

Vivendi reprend l’opérateur brésilien GVT

Actu express: la bataille entre Vivendi et l’espagnol Telefonica pour prendre le contrôle du brésilien GVT (Global Village Telecom), opérateur de télécoms et fournisseur d’accès à Internet, se termine par la victoire du groupe français.

Vendredi 13 novembre, Vivendi a annoncé détenir potentiellement 57,5 % du capital et des droits de vote de GVT (communiqué, en PDF). Le groupe va lancer une offre d’achat sur le solde des titres. Le coût total de l’acquisition sera de 2,8 milliards d’euros.

GVT, rapporte Le Figaro, « est encore un petit opérateur avec 2,3 millions de lignes ouvertes au 30 juin, dont 600 000 abonnés ADSL, sur une population brésilienne de 191 millions d’habitants. Mais avec une croissance de 27 % de ses ventes au troisième trimestre et une marge opérationnelle du même ordre, le retour sur investissement paraît assuré.

Les Français se sont donc résignés à revaloriser de 30 % leur première offre déposée en septembre. À l’époque, ils espéraient rafler le petit opérateur pour 2 milliards d’euros. » Le même article du Figaro observe que les investisseurs doutent cependant de l’intérêt de l’opération: ce lundi, l’action Vivendi a connu la plus forte chute du CAC 40.