Facebook modifie ses règles de confidentialité… et les photos du PDG deviennent publiques

Actu express: le réseau social Facebook a modifié la semaine dernière le paramétrage des données des utilisateurs. Par défaut, les photos, textes etc. sont partagés avec tous – moyennant accord de l’utilisateur, auquel plusieurs fenêtres de dialogue demandent de régler ses paramètres quand il se connecte pour la première fois depuis la modification interne.

Ironie de l’histoire, le propre PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, s’est semble-t-il embrouillé dans ses réglages, et près de 300 de ses photos auparavant privées sont devenues publiques. Pas longtemps, puisque peu de temps après il a modifié leurs règles de confidentialité, en restreignant à nouveau l’accès.

Le chef des services secrets anglais piégé par Facebook
Le chef des services secrets anglais piégé par Facebook

Mais si même le fondateur du réseau aux 350 millions d’utilisateurs s’est laissé piéger par la complexité de la manœuvre, on n’ose imaginer les difficultés d’utilisateurs lambda…

Une expérience menée par l’éditeur Sophos a montré il y a quelques jours que les internautes communiquent très facilement leurs données personnelles sur Facebook, se fiant à l’apparence de profils amicaux.

Le chef de James Bond en maillot de bain sur la plage

En juillet dernier, le futur patron des services secrets anglais (le MI6), John Sawers, voit ses photos personnelles (famille, amis, photos de vacances à la plage…) dévoilées dans le journal Mail on Sunday: sa femme les avait publiées en mode « visible » sur Facebook. Elles ont été retirées immédiatement, mais l’image de secret du dirigeant des « vrais » James Bond n’en est pas sortie intacte.

En février, Facebook avait changé unilatéralement ses conditions d’utilisation, s’attribuant une licence perpétuelle sur les contenus postés dans le site par ses utilisateurs. La révolte de ces derniers avait obligé l’entreprise à faire très vite machine arrière.

Grève à Yahoo! pour protester contre la fermeture de la R&D en France

Actu Express:  lu sur Miroir Social :

La raison invoquée par la direction de Yahoo! pour ce deuxième PSE de l’année est la « consolidation de ses plateformes engineering, aujourd’hui dispersées dans 19 pays et 42 sites différents, en 4 principaux centres dans le monde (Sunnyvale en Californie, Londres, Taïwan et Bangalore en Inde) ».

Rien de nouveau malheureusement sous le soleil. Sans usines, mais aussi sans chercheurs, on se demande quel est l’avenir de la France, alors que les emplois fondent à vue d’oeil dans le secteur pourtant en croissance de l’économie numérique. L’Europe n’a vu naître aucun grand leader dans les activités de « pure player » Internet, qui sont essentiellement états-uniens dans le monde occidental. Et cela sera de plus en plus difficile d’en faire émerger un si les salariés qualifiés pour innover dans ce domaine se retrouvent tous au chômage.

Y aura-t-il des opportunités via le « grand emprunt », qui doit profiter au numérique français? Affaire à suivre, nous y reviendrons dans les prochains jours…

De l’Etat-providence à l’Etat manager

Le Monde Diplomatique de décembre consacre tout un dossier au thème « Comment vendre à la découpe le service public » .

Particulièrement éclairant sur les stratégies adoptées par l’idéologie libérale pour démanteler toutes les activités qui appartiennent au patrimoine national, et font partie des services indispensables à la vie quotidienne des citoyens. L’éditorial de Serge Halimi « Une dette providentielle… » permet de bien comprendre comment se boucle le discours idéologique pour rendre le processus « incontournable ».

Les auteurs de ce dossier étaient les invités de l’émission radio de Daniel Mermet « Là bas si j’y suis », le 8 décembre, dont on peut écouter le podcast.

En complément, on peut aussi relire sur le site du Diplo, l’article de la sociologue Danièle Linhart : « Comment l’entreprise usurpe les valeurs du service public« .

A lire d’urgence pour ne pas se laisser abuser par la « pensée unique » !

Triple play, une nouvelle guerre des prix

Alice, une des marques d’Iliad, renchérit sur Numericable en proposant Internet, téléphone et bouquet de chaînes pour 19,99 euros par mois.

Téléphone et Internet
Téléphone et Internet

Image mag3737 (Flickr) sous licence CC by-nc-sa

Escalade des offres: après Numericable, qui en septembre avait annoncé une future offre Internet-téléphone (double play) à 19,90 euros mensuels, Alice (groupe Iliad) vient de proposer pour 19,99 euros une offre triple play: le FAI ajoute à Internet et au téléphone un bouquet de 60 chaînes télé basse définition (son forfait à 29,90 euros en comprend 160). Continue reading « Triple play, une nouvelle guerre des prix »

En Europe, une personne sur deux utilise Internet quotidiennement

Actu Express: L’usage d’Internet fait maintenant partie du quotidien pour la moitié des Européens : c’est ce que souligne le portail européen de la Société de l’Information, sur la base d’une analyse spécifique des dernières statistiques d’Eurostat.

En France, comme dans la moyenne européenne :

  • les plus jeunes sont les plus utilisateurs : 69 % des 15-24 ans utilisent Internet quotidiennement ou presque, pour 50% dans la population globale (15-74 ans).
  • les hommes (46%) achètent davantage que les femmes (43%) sur Internet.

La synthèse en Français avec les tableaux de chiffres comparatifs est disponible en pdf ou en .doc sur le site Europa.

Thomson ouvre une procédure de sauvegarde

Actu express: Thomson a annoncé cette semaine ouvrir une procédure de sauvegarde, pour conclure la restructuration de sa dette d’ici février 2010. L’entreprise convoquera ses créanciers les 21 et 22 décembre pour voter un plan de restructuration de sa dette.

Une assemblée générale sera réunie le 27 janvier 2010 pour voter le plan de restructuration et le changement de nom de la société.

La dette financière nette estimée s’établissait à 2.170 millions d’euros au 30 septembre. Thomson a enregistré une chute de 19,4% du chiffre d’affaires de ses activités poursuivies au troisième trimestre à taux de change constants à 803 millions d’euros, donnant un recul de 15,4% sur le nouveau périmètre du groupe.

Conclusion sur l’avenir du groupe, autrefois géant du téléviseur, par Philippe Escande des Echos: « Que restera-t-il de Thomson ? Rien si l’opération rate. Le tout sera dispersé d’autant plus facilement qu’il s’agit de filiales indépendantes et que 90% des employés sont à l’étranger. Si le nouveau patron réussit, l’entreprise gardera ses brevets, peut-être ses décodeurs et surtout une activité de services aux grands groupes de télévision ou de cinéma où tout restera à construire. Y compris un nouveau nom. Thomson, qui fut brièvement le numéro un mondial du téléviseur, c’est de toute façon bientôt fini. »

Ajoutons que cette descente aux enfers qui n’en finit pas en évoque d’autres, comme celle d’Alcatel entre autres. Et souhaitons aux membres du conseil d’administration de Thomson, même s’ils ne manquent pas d’autres occupations, comme Didier Lombard (France Télécom est d’ailleurs client de Thomson), de parvenir à tirer d’affaire l’entreprise.

Forte hausse des vidéos vues en ligne en France

Actu express: une étude de ComScore indique qu’en septembre 2009, 5,4 milliards de vidéos ont été vues en ligne en France, 141% de plus qu’en septembre 2008.

Le temps moyen passé à regarder des vidéos sur Internet a presque doublé, passant ce mois-là à 11,7 heures par spectateur.

Le tiers de ces vidéos (33,5%) ont été regardées sur Google (YouTube). 34,6 millions d’internautes français ont regardé des vidéos en ligne en septembre, 36% de plus en un an. Dailymotion, en deuxième place, compte pour 7,3% des vidéos vues en septembre, suivi par TF1 (3%).

Début octobre, YouTube a annoncé dépasser le milliard de vidéos vues par jour.

Observatoire sociétal du téléphone mobile : 5ème édition

Actu express: L’AFOM (Association Française des Opérateurs Mobiles) et TNS Sofres publient le 5ème Observatoire du mobile en France.

AFOM / TNS Sofres
AFOM / TNS Sofres

Quelques points clefs extraits du communiqué de presse de l’AFOM:

  • En 2009, 79% des Français de 12 ans et plus sont équipés d’un téléphone mobile personnel ou
    professionnel (comme en 2008). 10% de Français sont par ailleurs « mobile only » (pas de ligne fixe).
  • Un mobile à chaque âge : 70% des 12-24 ans ont un mobile multifonctions qui leur permet de se divertir alors que les 40 ans et plus adoptent plutôt un téléphone de base. Les 12-24 ans sont la tranche de la population la plus équipée en smartphones (15%).
  • Pour les 12-24 ans, c’est un objet ludique, personnel, doté d’une forte dimension affective et un objet de mode qui peut-être joli. Alors que pour les 40 ans et plus, le mobile est avant tout un objet utilitaire qui assure les fonctions de base de la communication.
  • L’opinion sur la dangerosité des mobiles et des antennes relais fluctue avec le temps et les annonces médiatiques.
    Concernant l’usage du mobile, en novembre 2009, 25% des Français pensent que l’on n’a pas la preuve d’un danger, mais que l’on manque encore de recul – ce qui correspond à la position des autorités sanitaires. 25% pensent que l’on ne sait pas vraiment car les scientifiques ne sont pas d’accord entre eux.
    A propos des antennes, 32% des Français pensent que l’on ne sait pas vraiment car des scientifiques disent que les antennes-relais sont dangereuses et d’autres disent qu’elles ne le sont pas. 31% des Français pensent que l’on n’a pas aujourd’hui la preuve d’un danger, mais que l’on manque de recul.
  • Au global, 82% des Français pensent que le mobile est une bonne chose pour la société française, et notamment pour les personnes âgées (81%), mais pas pour les adolescents (58%). Ces derniers cependant plébiscitent le mobile (91% des 12-17 ans), et 81% en sont équipés.

L’étude complète sur le site de l’AFOM, qui propose également un résumé de la présentation et des interviews, ainsi que les archives de l’Observatoire.

Salariés et sortie de crise : une étude TNS Sofres

TNS Sofres vient de publier une étude sur la relation des employés avec leurs entreprises et le système économique. L’analyse globale de TNS est édifiante. Extraits :

L’étude révèle en tout premier lieu une remise en cause massive du système actuel par les salariés français :

* Les ¾ estiment que la crise a prouvé qu’il apportait plus de problème que de solution
* La même proportion estime que les intérêts des entreprises (ou de leurs dirigeants) et des salariés ne vont pas dans le même sens
* La quasi-totalité se dit choquée par au moins une des caractéristiques du système
* Les termes de profit, de mondialisation, de capitalisme sont massivement associés à des évocations négatives
* L’effet « le système va mal mais dans mon entreprise / administration ça se passe beaucoup mieux » semble moins fort que par le passé

Getting Close
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Image hey mr glen (Flickr) sous licence CC by-nc

Continue reading « Salariés et sortie de crise : une étude TNS Sofres »

Noms de domaine en .fr: +25% par an

Actu express: l’Afnic (Association française pour le nommage Internet en coopération), qui gère les noms de domaine en .fr, a publié l’édition 2008/2009 de son Observatoire du marché des noms de domaine en France. Elle montre que le .fr reste en forte hausse, avec 25% de croissance contre 8% pour les autres extensions au niveau mondial.

Les .fr représentent désormais 33 % des noms de domaine enregistrés en France. Le 10 septembre 2009, le 1,5 millionième nom de domaine en .fr a été enregistré. Le rythme de progression du .fr a été multiplié par deux depuis 2006, avec l’ouverture aux particuliers (qui représentent 50% des nouveaux enregistrements). Le taux de renouvellement des .fr est de l’ordre de 80%.

Le nommage des sites sur Internet est à la veille d’un bouleversement avec l’arrivée des caractères non romains (chinois, hindi, arabe etc.), une internationalisation des noms de domaine ouverte par l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) en octobre-novembre: les premiers noms de domaine en caractères non ASCII sont attendus pour mi-2010.

Orange rachète Sunrise

Actu express : Orange et Sunrise vont fusionner leurs activités fixes et mobiles en Suisse, qui ne comptera donc à terme plus que deux opérateurs : Swisscom, opérateur historique, et le nouvel ensemble, dont la marque n’est pas encore définie.

Coût de l’opération pour France Télécom : 1,5 milliards d’euros, pour 75% du capital. TDC, l’opérateur danois détenant Sunrise en conserve temporairement 25%.

Selon Romandie news, qui s’inquiète par ailleurs des conséquences pour les employés et les clients :

Le nouvel ensemble affiche un chiffre d’affaires cumulé de 3,1 milliards de francs pour 2008, loin derrière les 12 milliards de Swisscom. En revanche, il se pose en concurrent plus solide en termes de clients, contrôlant 38% du marché de la téléphonie mobile avec 3,4 millions d’abonnés et 13% de celui de l’accès à internet et du téléphone fixe avec 1,1 million d’abonnés.

[…]

Les synergies attendues de la fusion sont chiffrées à 3,2 milliards de francs. Au niveau opérationnel, les économies devraient atteindre 200 millions de francs par an, pour des coûts d’intégration cumulés de 140 millions. Les synergies liées aux investissements atteindront 570 millions entre 2010 et 2015. Elles permettront d’économiser 65 millions chaque année.

L’accès Internet haut débit progresse en Europe

A l’occasion de la parution de son dernier benchmark sur le haut débit, la Commission européenne se félicite de la poursuite de la croissance en dépit de la crise économique. Son communiqué mentionne :

  • 11 millions de nouvelles lignes fixes en 1 an,
  • 24% des Européens connectés en haut débit en juillet 2009, contre 21,6% un an auparavant
  • 54% de croissance pour le haut débit mobile, qui n’atteint cependant que 4,2% de pénétration globale
  • 80% des accès haut débit à 2 Mbps et plus, en croissance de 5% sur un an.

L’examen du rapport montre que la France reste bien positionnée sur le haut débit fixe…

  • 29,2% de la population équipée, en 7ème position sur ce critère, et au dessus de la moyenne européenne. La grande majorité des lignes est en DSL.
Source : Commission européenne - Novembre 2009
Source : Commission européenne - Novembre 2009
  • 3,1% de croissance annuelle des équipement, en 8ème position ex-aequo avec l’Allemagne et loin devant le UK (1,5%), ce qui est très honorable compte tenu du taux de pénétration déjà atteint.
  • en nombre de lignes haut débit, la France reste seconde avec près de 19 millions de lignes, derrière l’Allemagne, plus peuplée, qui en compte 24 millions.

…moins bien sur le haut débit mobile :

  • 1,9% de pénétration, en dessous de la moyenne européenne,
  • 1,2  million de cartes ou clefs dédiées aux services de données.

L’Autriche, la Suède et le Portugal dépassent 10% de pénétration. On peut noter que la Suède, déjà dans le peloton de tête du haut débit fixe, poursuit la course en tête sur le mobile.

Les opérateurs historiques perdent du terrain

Globalement, le dégroupage, et en particulier le dégroupage total, continue de progresser dans l’ensemble de l’Europe, les opérateurs historiques ne détenant plus que 45,2% de parts de marché, contre 45,7% en juillet 2008.

France Télécom fait un peu mieux avec 46,2%, en dépit d’une concurrence très active (rappelons que Free est considéré comme l’acteur le plus agressif, qui a imposé le tarif de référence de 29,99 € / mois), et d’une réglementation pénalisante, qui lui interdit d’utiliser ses bases de clients mobiles pour se renforcer dans l’ADSL, contrairement à SFR et Bouygues Telecom.

Le rapport de la Commission montre d’ailleurs que sur 1,9 millions de nouvelles lignes haut débit, les opérateurs alternatifs français en réalisent 1,1 million, soit 58%. C’est inquiétant pour l’avenir, et justifie pleinement la démarche de l’opérateur auprès de l’Arcep et du Conseil de la Concurrence pour bénéficier des mêmes droits que ses concurrents.

En effet, si la concurrence, qui constitue aujourd’hui l’alpha et l’omega de toutes les instances de régulation en Europe, a sans aucun doute des effets positifs pour le consommateur, encore faut-il qu’elle soit régulée de manière équitable.
Et qu’elle ne se développe pas au détriment des emplois. Mais ceci est un autre débat, que nous avons déjà abordé, et sur lequel nous aurons certainement l’occasion de revenir.

«Les Impactés», la crise de France Télécom

Mediapart propose sur son site un documentaire vidéo retraçant la mise en oeuvre d’une pièce de théâtre « Les Impactés« , créée en 2007 par la compagnie NAJE à l’initiative des élus du CE de la Direction Territoriale Ile de France de France Télécom.

Caricature ? Non, simple mise en évidence d’une réalité vécue, basée sur une enquête terrain et des témoignages de salariés. La démarche de « théâtre forum », qui invite en fin de spectacle les spectateurs à monter sur scène pour remplacer les comédiens et faire évoluer le scénario est particulièrement intéressante et révélatrice.

A voir sur le site de Mediapart.

Stress au travail : traiter les causes, et pas seulement les symptômes!

L’avis d’expert publié le 17 novembre dans LeJournalDuNet sur la prévention du stress et les obligations de l’employeur remet en perspective le cadre législatif européen, transposé dans l’accord national de 2008, qui constitue la base de travail sur laquelle le Ministre Xavier Darcos souhaite pousser les entreprises à négocier.

Le point de vue de Sophie Augier, psychologue du travail, éclaire de manière intéressante et cohérente avec les observations que nous pouvons faire sur le terrain les facteurs et les manifestations du stress.

La conclusion de la tribune en revanche ne laisse pas d’inquiéter :

Le plan d’urgence annoncé par le gouvernement incite les grandes entreprises à lancer des négociations sur la prévention du stress au travail. Si l’identification des facteurs de stress et l’élaboration de mesures de prévention ad hoc doivent être mises en place, en concertation avec les différents acteurs de l’entreprise, il convient de veiller à ce que les méthodes de management ne deviennent pas elles-mêmes objet de négociation. En effet, à défaut de pouvoir circonscrire précisément la notion de stress, l’attention risque de se porter sur les causes, et principalement sur le management. Les employeurs doivent veiller à rester sur le terrain de la santé et de la sécurité des salariés et à ne pas accepter de limiter leur pouvoir décisionnel en matière de techniques de management.

On voit, une fois de plus, qu’une crise, même brutale et incontestable, ne permet pas de déboucher sur le véritable traitement des causes. On en reste une fois de plus au traitement symptomatique du stress, sans s’attaquer aux facteurs qui le génèrent. Alors même que les méthodes de management par le stress ont été abandonnées par les pays anglo-saxons dont elles nous viennent, car elles s’avèrent non seulement dangereuses, mais également contre-productives sur le moyen terme, en France, il ne serait pas possible de les remettre en question.

De nombreuses analyses permettent d’identifier clairement le triptyque meurtrier, non seulement pour les salariés, mais à moyen terme pour les entreprises, et pour la société toute entière :

  • capitalisme financier exigeant à court terme une rentabilité incompatible avec le rythme de la croissance mondiale,
  • concurrence effrénée, poussée par une législation au consumérisme démagogique,
  • globalisation basée sur l’exploitation des différentiels de revenus dans les différentes régions du monde.

Ces trois règles, appliquées par les multinationales cotées en bourse, débouchent sur un management tayloriste, poussé dans des extrêmes jamais vus jusqu’ici, qui génèrent un malaise sans précédent pour les salariés. Sans même parler de suicides, les troubles engendrés – parfaitement identifiés dans l’article – coûtent cher, non seulement aux salariés, mais à la collectivité toute entière.

Tant qu’on n’aura pas traité les causes, les effets délétères subsisteront. Donc, oui, il faut remettre en question les méthodes managériales qui traitent les salariés comme des robots et retirent tout sens au travail. Répétons-le, le stress n’est pas un facteur de productivité, contrairement à ce qu’une certaine idéologie voudrait nous laisser croire. Qui pourrait prétendre que le malaise actuel, perceptible par tous, est un projet de société qu’il faudrait continuer à défendre ? Il convient dès lors de ne pas se cantonner à un simple traitement des effets, mais bien de remettre en question un modèle d’économie qui est à bout de souffle.

Les maires et les communes utiliseraient largement Internet

Actu express: 84% des maires français utilisent régulièrement Internet dans le cadre de leurs fonctions et 84% des communes ont un site web, indique un sondage BVA publié hier, intitulé « Internet et ses usages vus par les maires et les citoyens ».

68% des maires interrogés disent consulter le Net plusieurs fois par jour et 16% plusieurs fois par semaine. 8% l’utilisent moins régulièrement, 8% ne le consultent jamais. Dans les communes de plus de 10.000 habitants, tous se connectent quotidiennement.

84% des communes ont un site web, 99% pour les villes de plus de 10.000 habitants (on s’interroge sur les 1% restants…). 71% des Français se rendent sur le site web de leur commune. Parmi eux, 29% au moins une fois par mois. Excepté au Royaume-uni (22%), c’est le plus faible score observé par le sondage en Europe,: les Polonais sont 62% à se rendre sur le site de leur commune au moins une fois par mois, les Espagnols 45%, les Italiens 43%, les Grecs 38%, les Portugais 37%, les Allemands 31%.

(Sondage BVA réalisé pour Orange et le Journal des maires, par téléphone du 19 au 31 octobre auprès d’un échantillon de 400 maires et en parallèle par internet auprès d’un échantillon représentatif d’habitants de 15 à 65 ans, dans huit pays européens, selon la méthode des quotas (sexe, âge et CSP))