2010, année faste pour Facebook

Le réseau social a connu une année 2010 remarquablement faste, au point de voir son jeune (26 ans) PDG Mark Zuckerberg faire l’objet d’un film sur sa création de l’entreprise, «The Social Network», et être consacré «homme de l’année» par le journal américain Time Magazine.

Facebook a fini l’année en culminant en audience: selon le cabinet Experian Hitwise, le site a été plus visité entre janvier et novembre 2010 aux Etats-Unis que Google (8,93% et 7,19% des visites respectivement) – en comptant l’ensemble de ses sites (Google ayant aussi les vidéos de YouTube, la messagerie de Gmail, les cartes, les actualités etc.), Google reste cependant leader avec 9,85%, contre 8,93% pour Facebook.

Le petit dernier aux dents (très) longues a néanmoins encore du chemin à faire pour rattraper le moteur de recherche en matière de revenu concret, puisque «le chiffre d’affaires annuel de Facebook est généralement estimé autour du milliard de dollars, contre 21,7 milliards de dollars attendus cette année pour Google, 4,57 milliards attendus pour Yahoo!, en recul, et 62,5 milliards de dollars pour l’exercice 2009-10 de Microsoft» (AFP).

Facebook n’est toujours pas coté en Bourse, contrairement à Google, mais les échanges sur ses titres sont scrutés par le gendarme américain des marchés financiers: la valorisation du réseau social par ses capitaux-risqueurs serait de l’ordre de 42 à 57 milliards de dollars. À ce prix, on comprend que les dirigeants du site, tout à leur «tentation hégémonique» (ZDNet), bâclent parfois des détails aussi secondaires que la vie privée de ses utilisateurs…

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2010, année faste pour Facebook

Le réseau social a connu une année 2010 remarquablement faste, au point de voir son jeune (26 ans) créateur Mark Zuckerberg

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mark_Zuckerberg

faire l’objet d’un film sur la fondation de l’entreprise, « The Social Network » et être consacré « homme de l’année » par le magazine américain Time Magazine.

http://www.time.com/time/specials/packages/article/0,28804,2036683_2037183_2037185,00.html

Facebook a fini l’année en culminant en audience: selon le cabinet Experian Hitwise,

http://www.hitwise.com/us/press-center/press-releases/facebook-was-the-top-search-term-in-2010-for-sec/

le site a été plus visité entre janvier et novembre 2010 aux Etats-Unis que Google (8,93% et 7,19% des visites respectivement) – en comptant l’ensemble de ses sites (Google ayant aussi les vidéos de YouTube, la messagerie de Gmail, les cartes, les actualités etc.), Google reste cependant leader avec 9,85%, contre 8,93% pour Facebook.

Le petit dernier aux dents (très) longues a encore du chemin à faire pour rattraper le moteur de recherche en matière de revenu concret, puisque « le chiffre d’affaires annuel de Facebook est généralement estimé autour du milliard de dollars, contre 21,7 milliards de dollars attendus cette année pour Google, 4,57 milliards attendus pour Yahoo!, en recul, et 62,5 milliards de dollars pour l’exercice 2009-10 de Microsoft » (AFP).

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gzLynbMkyMkMX8ybtTliwrf5XPGA?docId=CNG.98d9256ccb1263c62fdc7b681cb2ecd0.131

Facebook n’est toujours pas coté en Bourse, contrairement à Google, mais les échanges sur ses titres sont scrutés par le gendarme américain de la Bourse:

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201036049199.htm

La valorisation du réseau social par ses capitaux-risqueurs serait de l’ordre de 42 à 57 milliards de dollars. À ce prix, on comprend que les dirigeants du site, tout à leur « tentation hégémonique » (ZDNet), bâclent parfois des détails aussi secondaires que la vie privée de ses utilisateurs…

http://www.zdnet.fr/actualites/facebook-ou-la-tentation-hegemonique-39756148.htm

LIEN INTERNE

Chine: le sous-traitant Foxconn atteint le million d’employés

Fabricant d’iPad et d’iPhone pour Apple, de Kinect pour Microsoft, d’ordinateurs pour Dell, HP et d’autres encore, le plus gros sous-traitant du monde a une croissance fulgurante, appuyée sur des conditions de travail implacables.

Premier employeur chinois, Foxconn s’était retrouvé sous les feux de l’actualité au printemps dernier lorsqu’une vague de suicides a mis en cause les conditions de travail chez ce géant de la sous-traitance.

Foxconn au salon high-tech de Shenzhen, photo de Bert van Dijk (Flickr) sous licence CC by-nc-sa

L’entreprise avait annoncé en août qu’elle allait recruter 400.000 salariés supplémentaires d’ici fin 2011, et selon plusieurs sources de presse ces jours-ci, Foxconn a déjà dépassé un effectif total d’un million, loin devant tous les autres employeurs du secteur high-tech.

L’entreprise connaît une croissance énorme (son chiffre d’affaires a grimpé de 50% au premier semestre), lié aux commandes de ses clients qui lui font fabriquer l’iPad, des smartphones (iPhone notamment), des consoles et équipements de jeu (Wii, PS3, Kinect…), des e-books (le Kindle d’Amazon), des ordinateurs…

Cette croissance se bâtit sur une exploitation en règle de ses effectifs, décrite en octobre par une étude d’universités chinoises menée sous la direction de l’ONG Sacom (Students & Scholars Against Corporate Misbehavior), résumée en français par Novethic: on y décrit des «camps de travail à la culture militarisée».

Sont pointés les salaires trop faibles (augmentés fortement en novembre pour passer à 3200-3500 yuans par mois (366 à 400 euros), la durée du travail (elle peut aller chez Foxconn jusqu’à 80 heures par semaine), un management de brimades et de punitions, etc.

A voir aussi sur la Chine, un article du Point, «La Chine à la conquête des télécommunications», qui dresse le tableau de la progression chinoise dans ce domaine, aussi bien avec les équipements (Huawei et ZTE) que les supercalculateurs.

A lire aussi

Vague de suicides chez Foxconn, sous-traitant chinois – 30 mai 2010

Revenus des dirigeants Internet français: Lombard, Lombardini, Niel et quelques autres

Actu express: le Journal du Net a épluché des rapports annuels et en a extrait les revenus l’an dernier de 26 dirigeants de l’Internet français dont les sociétés sont cotées en Bourse.

Image Will Spaetzel (Flickr) sous licence CC by-nc-sa

La première place est occupée par Didier Lombard, alors PDG de France Télécom, avec un revenu 2009 de 1.587.992 euros. Son salaire a légèrement diminué en 2009 (-0,7 million): si la part fixe de son salaire (900.000 euros) est restée stable, son variable a baissé de 9,1%. Ajoutons que ses fonctions d’administrateur cumulard dans plusieurs sociétés ont dû arrondir ses fins de mois.

Maxime Lombardini, le directeur général d’Iliad (Free), arrive en sixième place avec 372.000 euros en 2009. Le JDNet précise que «pour sa deuxième année au poste de directeur général d’Iliad, Maxime Lombardini a bénéficié d’un salaire fixe en hausse de 8,8 %. Comme tous les managers d’Iliad, sa part fixe est équivalente à son salaire global puisqu’il ne touche ni primes, ni avantages en nature.»

Le fondateur d’Iliad, Xavier Niel, arrive pour sa part en 15ème place, avec 173.040 euros. Le JDNet indique qu’il est le seul dirigeant de la société qui n’a pas été augmenté l’an dernier. Cependant, ses dividendes comme actionnaire principal (65,58%) d’Iliad ne sont pas intégrés dans cette somme.

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202 millions de noms de domaine sur Internet

Image d’ivanpw (Flickr) sous licence CC by

Actu express: VeriSign, qui gère plusieurs infrastructures d’Internet, vient d’annoncer qu’avec 3,8 millions de nouveaux noms de domaine au 3ème trimestre 2010, le nombre total de noms de domaine sur la Toile a atteint fin septembre presque 202 millions. Les domaines en .com et .net représentent ensemble plus de 103 millions de noms. Les noms de domaine par pays (comme le .fr pour la France) atteignent 79,2 millions.

Au cours de la décennie écoulée, note Verisign, Internet s’est internationalisé: le monde anglophone représente moins de 40% des internautes à présent. L’Afrique, qui comptait moins de 5 millions d’internautes il y a dix ans, dépasse maintenant les 100 millions. Et l’Asie, qui en avait autant que l’Europe et l’Amérique du Nord, a à présent plus d’internautes que les deux réunis.

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La taxe Google (provisoirement?) votée par les sénateurs

Les sénateurs, qui examinent ces jours-ci le projet de loi de finances pour 2011, ont voté dans la nuit de lundi à mardi un amendement du député UMP Philippe Marini, instaurant une taxe de 1% sur les dépenses de publicité en ligne.

Image de Mark Knol (Flickr) sous licence CC by-nc-sa

Cette taxe, surnommée «taxe Google», organiserait ainsi à partir du 1er janvier 2011 un prélèvement à la source, dont le produit est estimé entre 10 et 20 millions d’euros. Elle serait «due à tout preneur, établi en France, de services de publicité en ligne et est assise sur le montant, hors taxe sur la valeur ajoutée, des sommes versées».

Pour Philippe Marini, « il faut faire prévaloir l’équité entre les différents supports de publicité. La publicité à la télévision comme dans la presse papier est soumise à taxation. Le statut quo entraînerait une distorsion de concurrence. »

Le ministre craint des contournements

Le ministre du Budget, François Baroin, était « réservé car rien n’indique que la tarification des prestataires sera revue à la baisse ». Il s’est aussi inquiété des parades possibles: «Que se passera-t-il si l’achat de l’espace publicitaire est réalisé par une filiale d’une entreprise française établie hors de France? Il ne faut pas, en outre, pénaliser les petites entreprises. Nous avons besoin de temps et d’expertise.» « D’ici la Commission mixte paritaire, nous pourrons trouver des améliorations mais nous ne pouvons reculer », a répondu le sénateur.

Le vote des sénateurs a déclenché de vives critiques des professionnels du Net français, qui estiment qu’il menace leur équilibre économique et se trompe de cible.

Google imposé à 2,4%

Google est particulièrement mis en cause ces dernières années pour son optimisation fiscale – l’entreprise américaine a son siège européen en Irlande. Selon une récente analyse de Bloomberg (en anglais), l’utilisation des techniques dites du «sandwich hollandais» et du «double irlandais» permet à Google de parvenir à un taux d’imposition de 2,4%.

« Les pratiques de Google sont très semblables à celles d’innombrables autres entreprises mondiales opérant dans un large éventail d’industries », a déclaré à Bloomberg une porte-parole de Google. Bloomberg observe que Google est loin d’être la seule entreprise à recourir à de tels procédés: « Apple, Microsoft, IBM, Oracle et Facebook sont aussi de la partie… Contacté par Nouvelobs.com, Google déclare simplement « se plier à la réglementation fiscale dans tous les pays où il intervient » ».

Un rapport remis au Sénat en octobre 2009 et rendu public en avril 2010, par le cabinet Greenwich Consulting, estimait que le dumping fiscal entre pays européens pourrait provoquer en 2014 un manque à gagner sur le e-commerce, pour le fisc français, d’un milliard d’euros.

Lien externe

Compte-rendu de la séance du Sénat du 22 novembre 2010

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Facebook – Google, deux géants du Net se battent pour la première place

Facebook lance un service de messagerie «multi-canaux» qui concurrence Gmail, Google bloque l’importation de contacts vers Facebook, qui contourne ce blocage, Google augmente tous les salaires de ses employés pour freiner les départs chez son concurrent…

Deux entreprises américaines combattent pour la première place sur Internet: Google et Facebook ne cachent plus leur affrontement direct. Ainsi lundi 15 novembre, Facebook a-t-il dévoilé un service, Messages, clairement destiné à dépasser le Gmail de Google, ainsi que le Hotmail de Microsoft et Yahoo Mail (selon Comscore, Hotmail est en tête avec 361,7 millions d’utilisateurs en septembre, devant Yahoo, 273,1 millions, et Gmail, 193,3 millions).

Messages joue un rôle d’aiguillage entre mails, SMS, chat ou message Facebook, en faisant une ambitieuse plaque tournante de la communication en ligne.

Image jmerelo (Flickr ) sous licence CC by-sa

Le 4 novembre, Google avait annoncé bloquer l’exportation des données contacts des utilisateurs de Gmail vers Facebook, pour protester contre l’absence de réciprocité de la part du réseau social. Ce dernier a répondu par un pied-de-nez en contournant ce blocage: Facebook propose à ses nouveaux membres de télécharger leurs contacts Gmail sur leur ordinateur, puis de transférer le fichier dans Facebook.

S’ils se font concurrence dans les services, les deux géants chassent aussi des ressources humaines communes: Google a annoncé le 9 novembre augmenter de 10% ses 23.000 salariés. Objectif, éviter leur débauchage par Facebook, rapporte le Wall Stet Journal, qui indique que Facebook compte maintenant 1.700 employés contre 1.000 un an plus tôt, dont 137 viennent de Google.

Google valorisé presque cinq fois plus que Facebook

A travers ses innovations, Facebook cherche à garder dans son écosystème les internautes, une «tentation hégémonique» (telle que la décrit cet article de ZDNet). Mais Google a encore de forts atouts, outre son énorme domination du marché de la recherche en ligne:

le moteur de recherhe a aussi une forte avance financière sur Facebook (qui lui-même a supplanté des sites comme MySpace, naguère  en tête des sites «sociaux»): Google est coté en Bourse et pèse 190 milliards de dollars, tandis que Facebook, non coté, est valorisé 41 milliards sur Secondmarket, plate-forme où s’échangent les actions de ses salariés.En octobre 2007, Facebook n’ était encore valorisé « que » 15 milliards de dollars, lorsque Microsoft a investi 240 millions pour 1,6% de son capital.

Facebook pourrait gagner en recettes publicitaires 1,3 milliard de dollars en 2010,  la moitié des bénéfices de Google sur le seul troisième trimestre, souligne Lexpansion.com.

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Le Brésil compte plus de téléphones mobiles que d’habitants

Actu express: en octobre, le Brésil a dépassé le seuil d’un téléphone portable par habitant, avec plus de 194 millions d’abonnements au mobile, a annoncé le régulateur brésilien des télécoms, l’Anatel (Agência Nacional de Telecomunicações).

Photo de xenia antunes (Flickr ) sous licence CC by

Le Brésil compte exactement 194.439.250 abonnements au mobile, soit 1,0044 téléphone portable par habitant, a souligné le président de l’Agence, Ronaldo Sardenberg. 12 des 26 (27 avec le district fédéral) Etats fédérés du Brésil dépassent un abonnement par habitant, celui qui arrive en tête étant le district fédéral, celui de la capitale Brasilia (1,7 par habitant).

En 10 mois, le pays a enregistré plus de 20,5 millions de nouveaux abonnements. Quatre opérateurs se partagent 99,6% du marché: Vivo (30%), contrôlé par l’espagnol Telefonica, Claro (25,5%), TIM (24,6%) et Oi (19,3%).

Le Brésil se classe ainsi au cinquième rang mondial en nombre d’abonnés à la téléphonie mobile, après la Chine, l’Inde, les Etats-Unis et la Russie, et avant l’Indonésie.

« France Télécom, malade à en mourir » sur Arte

Actu express: Arte a programmé hier une soirée « Télécoms, fiascos et réussites« . Elle se composait de deux documentaires, dont le premier, « France Télécom, malade à en mourir« , rend compte des méthodes inhumaines qui ont conduit à l’épidémie de suicides.

Ce film donne la parole à plusieurs salariés ou anciens salariés de l’opérateur historique. Ils ont témoigné de ce qui les amené à la dépression voire à la tentation d’en finir: déménagement forcé, mise au placard pendant des années, situation kafkaïenne d’un salarié abandonné dans un bureau vidé de tout équipement et des autres employés…

page web d'Arte sur la soirée télécoms

Leurs témoignages, ainsi que plusieurs analyses, comme celui d’une psychiatre et du spécialiste du harcèlement au travail Christophe Dejours, aident à comprendre comment la décision d’une poignée de technocrates a abîmé des milliers de vies et poussé certains à la mort.

Faire partir 22.000 personnes en quelques années n’a pas été indolore, loin de là. On a pu revoir le tristement fameux propos sur « la mode du suicide » de Didier Lombard, alors à la tête de l’opérateur historique.

La seconde partie de soirée sur la chaîne, « Télécoms, le grand chambardement« , montrait plus largement l’évolution vers la privatisation et la concurrence en France, en Allemagne et en Espagne. Le documentaire rappelait qu’avant la Commission européenne de Jacques Delors, ce mouvement a été enclenché en Grande-Bretagne par Margaret Thatcher.

Il montre aussi que la gestion de la libéralisation n’a pas connu en Espagne et en Allemagne la brutalité qu’ont vécu les salariés de l’opérateur historique français.

Ces deux documentaires sont visibles gratuitement pour une semaine sur le site d’Arte, puis seront accessibles en téléchargement payant.

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Les opérateurs télécom face au « paradoxe » Apple

Les ventes de l’iPhone se portent bien. Est-ce le signe que les opérateurs et la firme américaine sont parvenus à trouver un modèle économique qui bénéficie aux deux parties ?

C’est la question que se pose Laurent Checola dans Le Monde du 9 novembre.

« La situation est en réalité paradoxale », souligne Sébastien Crozier, représentant syndical chez France-Télécom. « Le succès des terminaux d’Apple a permis aux opérateurs d’enrayer la baisse du chiffre d’affaires. Mais il a plombé leurs comptes parce qu’ils subventionnent les terminaux [NDLR : prennent en charge une partie des coûts de l’appareil, en échange de la souscription d’un abonnement téléphonique]. Cela créé un état de dépendance », conclut-il.

Apple pourrait vouloir s’en affranchir en devenant opérateur virtuel. De leur côté, les opérateurs de télécom tentent de se regrouper pour riposter, notamment pour éviter que l’ensemble des contenus ne bascule vers les « App Store ».

Rapport sur le déploiement de la fibre: qui le sénateur Maurey prétend-il servir ?

Le sénateur Maurey a remis un rapport sur le déploiement du très haut débit au Premier Ministre le 26 Octobre 2010.

Ses approximations, sa mise en cause des autorités de régulation du marché, et ses propositions de taxes multiples ne constituent en rien une réponse crédible au besoin de financement des nouveaux réseaux.

La CFE-CGC/UNSA a vivement réagi par la voie d’un communiqué publié le 4 novembre, et relayé par L’Expansion le 5.

A lire aussi :

Un rapport parlementaire demande la fusion de l’Arcep, du CSA et de l’Hadopi

Les députés Christian Vanneste (UMP) et René Dosière (apparenté PS) ont rendu la semaine dernière un rapport sur les autorités administratives indépendantes (AAI) – qui sont maintenant une quarantaine, une multiplication qui pose des problèmes de clarté, de chevauchement avec des services de ministères et entre AAI, et de démembrement de l’Etat, selon eux.

DossiersPhoto Tim Morgan (Flickr) sous licence CC by-nc-sa

Les deux députés s’inquiètent notamment de la croissance du budget et des effectifs de ces AAI, qui ont vu, selon la direction du budget, leurs personnels augmenter de 5,3% par an depuis 2007 et leur budget de 8,4% par an depuis 2006.

Le rapport propose plusieurs suppressions et regroupements. Il relève notamment que «la France connaît la concomitance de deux autorités en charge de l’audiovisuel et des télécommunications, le CSA et l’Arcep, alors que plusieurs autres pays disposent d’une seule et même autorité pour réguler ces deux secteurs» (les députés citent « les États–Unis [avec la FCC], suivis de la Grande–Bretagne, de l’Espagne puis de l’Italie»).

Aussi le rapport propose-t-il une fusion entre CSA et Arcep, au nom de la convergence numérique. «Une synergie pourrait intervenir avec les ingénieurs au service de l’Arcep. Une mise en commun des services techniques permettrait une meilleure maîtrise de la technologie. Une mise en commun des moyens de recherche et développement accroîtrait les compétences en matière de régulation technique et économique. Bien sûr la mise en commun des fonctions support engendrerait des économies.»

Fusion proposée pour décembre 2011

Les deux députés suggèrent que cette fusion intervienne «après le 30 novembre 2011, date du passage intégral et exclusif de la télévision au numérique».

Ils mettent également en question «la justification de l’existence de l’Hadopi», «une réponse ponctuelle à un problème spécifique». «On peut se demander pourquoi l’Arcep, chargée de réguler les communications électroniques, dont fait partie l’internet, ne pourrait pas en être chargée». Le rapport préconise en conséquence que l’Hadopi soit absorbée dans l’autorité qui remplacerait le CSA et l’Arcep.

«Se pose également la question des compétences exercées de fait par le Forum des droits de l’Internet [en fait « Forum des droits sur l’internet« ), qui n’est qu’une association», note également le rapport.

Liens externes

Rapport d’information de la Comité d’évaluation et de contrôle sur les autorités administratives indépendantes.

Pas encore publié par l’Assemblée nationale, le rapport est diffusé par la Gazette des communes (PDF)

3e assises nationales de l’Observatoire du stress et des mobilités forcées, les 9 et 10 décembre 2010

L’Observatoire du stress et des mobilités forcées à France Télécom-Orange, copiloté par la CFE-CGC/UNSA et SUD, vous invitent à leurs 3èmes assises nationales, les 9 et 10 décembre 2010, à la Bourse du Travail de Saint-Denis.

Plus d’un an après l’éclatement de la crise de l’été 2009, le sentiment général qui prévaut parmi les salarié-es de France Télécom – Orange, c’est que les choses n’ont pas véritablement changé dans l’entreprise. Ces nouvelles assises nationales composées d’ateliers et de tables rondes permettront de faire le point sur la situation dans le groupe France Télécom – Orange.

Elles seront aussi un moment fort pour élargir le débat aux autres entreprises du secteur des télécommunications, à la fonction publique et à l’ensemble du champ interprofessionnel.

Enfin, l’Observatoire souhaite faire avancer un sujet décisif : la reconnaissance des suicides en accident de service pour les fonctionnaires.

Les assises sont ouvertes à tous. Venez nombreux !

Deux milliards d’internautes d’ici la fin de l’année

En cinq ans, la population mondiale ayant accès à Internet aura doublé: d’ici la fin de l’année 2010, on comptera deux milliards d’internautes dans le monde, deux fois plus qu’en 2005. Ces données viennent d’être publiées par l’Union internationale des télécommunications (UIT, ou ITU en anglais).

Internautes dans le mondeImage Septem Trionis (Flickr) sous licence CC by-nc-sa

La répartition est, comme dans d’autres domaines, très inégale: fin 2010 ce sera 71% de la population qui sera en ligne dans les pays développés, contre 21% dans les pays en développement. Et si 65% des habitants ont un accès Internet à domicile dans les pays développés, ils ne sont que 13,5% dans les pays en développement, «où l’accès Internet dans les écoles, sur les lieux de travail et dans les lieux publics est d’autant plus crucial», souligne l’UIT.

La téléphonie mobile est largement plus répandue, 90% de la population mondiale y ayant accès: 5,3 milliards d’abonnements à la fin de l’année), dont 3,8 milliards dans les pays en développement.  Sa croissance passe par les pays pauvres: dans les pays développés, la hausse entre 2009 et 2010 est de 1,6%, et avec 116 abonnements pour 100 habitants, le marché approche de la saturation.

Lien externe

UIT : Selon les estimations de l’UIT, deux milliards de personnes seront en ligne fin 2010. Plus de 90% de la population mondiale a accès à des réseaux mobiles et 143 pays offrent des services 3G

Les smartphones continuent leur montée en France

L’Afom (Association française des opérateurs mobiles) a publié son étude annuelle sur les chiffres clés du marché français de la téphonie mobile.

Le parc de smartphones a doublé en 2009 et représente 12% du parc mobile. 7,3 millions de Français en étaient équipés à fin 2009, dont près de 3 millions d’iPhone. Alors que le marché des téléphones mobiles ne progresse sur l’année que de 0,4%, le segment des smartphones connaît une croissance de près de 100%, une tendance similaire à celle des pays voisins.

Homme avec smartphonePhoto @boetter (Flickr) sous licence CC by

Avec un prix de la minute voix sortante à 18 centimes TTC, la France se situe dans la moyenne basse des grands pays européens, un peu plus chère que l’Italie et le Royaume-Uni mais moins que l’Allemagne et surtout l’Espagne. Depuis 2001, le prix moyen de la minute mobile sortante a baissé de près d’un tiers.

Le prix du SMS a été divisé par 3 en quatre ans: l’envoi d’un SMS a un prix moyen de 4,2 centimes TTC en 2009 contre 12,4 centimes TTC en 2005. Le prix moyen du message en France est inférieur à celui du Royaume-Uni.

Par carte SIM, 2h21 d’appels mobiles ont été émises par mois en 2009, et 110 SMS et MMS envoyés par mois au 4ème trimestre 2009.

La dépense est de 37,80 5 euros TTC par mois en 2009 par carte SIM, contre 39,3 en 2008, soit 3% de baisse.

Sur le site de l’Afom

Chiffres clés du marché français de la téphonie mobile

Revue « Mobile et société » de l’Afom n°11, consacrée aux résultats de l’Observatoire économique de la téléphonie mobile IDATE/AFOM

http://www.afom.fr/actualites/publication-des-chiffres-cles-du-marche-francais-de-la-tephonie-mobile-2010

Droit à l’oubli sur Internet: une charte et deux grands absents, Google et Facebook

Un chiffon de papier de plus ou un premier pas vers une meilleure protection de la vie privée sur Internet? Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, a fait signer cette semaine une charte «Droit à l’oubli numérique dans les sites collaboratifs et les moteurs de recherche» par les représentants de réseaux sociaux, blogs, moteurs de recherche, associations familiales et de protection de l’enfance.

manifestation à Berlin en 2008 pour le droit à la vie privéeManifestation pour le droit à la vie privée, contre la rétention des données personnelles, en octobre 2008 à Berlin (photo: sunside, sur Flickr, sous licence CC by-nc)

Entre autres principes de cette charte, la mise en place d’un «bureau des réclamations» virtuel et la facilitation de la suppression d’un compte, mesures plébiscitées respectivement par 92% et par 97% des internautes (selon une consultation publique du secrétariat d’Etat en mai 2010). Les moteurs de recherche s’engagent quant à eux à ne plus référencer des données qui ont fait l’objet d’une demande de suppression ou qui figurent dans des «espaces personnels» réservés.

Deux hics à cet affichage de bonnes intentions: d’abord, le caractère purement volontaire de la charte, non acté dans une loi. Pour NKM, la loi Informatique et libertés de 1978 suffit tout à fait, et à la vitesse du changement sur la Toile, «il faudrait changer la loi tous les deux ans». Christian Delporte, professeur d’histoire contemporaine, relève dans Libération que «donc, ce qui est pertinent pour le droit d’auteur (Hadopi) ou l’immigration (cinq lois en sept ans) ne l’est pas pour le droit à l’oubli numérique».

Autre bémol, si la charte a été signée par des acteurs importants comme Microsoft France, Copains d’avant (Benchmark Group, récemment vendu à Commentçamarche), Pagesjaunes , Viadeo, il manque les deux entreprises dominantes quant à la vie privée, Google et Facebook.

Propos sur Facebook: plusieurs affaires de licenciement

Concernant le réseau social, à l’affiche des salles de cinéma cette semaine avec The Social Network qui conte la naissance de Facebook, son entrée dans l’actualité sociale est tonitruante cette année: on a vu il y a quelques semaines le cas de trois femmes licenciées d’une association pour des propos tenus sur Facebook, quelques mois après deux salariés de la SSII Alten qui sont passés devant les prud’hommes pour un licenciement similaire.

Facebook n’a pour l’heure pas commenté son refus de signer la charte – selon la secrétaire d’Etat, ses services «discutent» avec les deux géants réfractaires. Quant à Google, son responsable «privacy», Peter Fleisher (son blog) a tenu des propos ambivalents rapportés par La Tribune: « La protection des données personnelles est un droit fondamental qui doit être défendu mais il est important pour nous de le faire en respectant d’autres droits fondamentaux tels que la liberté d’expression. »

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